La nouvelle plateforme forme d’entrepreneures camerounaises s’adresse à deux cibles que sont les femmes et les jeunes.Elle est conduite par un directoire,et a cinq points focaux dans chacune des dix régions .Ces points focaux sont désignés sur la base de leur engagement pour la cause des femmes et/ou des jeunes.

Les initiatrices ont indiqué que la plateforme inscrit davantage sa dynamique dans les chaines de valeur.

Pour une action efficace,les promotrices précisent que:” la plateforme ne saurait se contenter de trouver les micro-financements aux femmes,elle travaillera également à la strcuturation ,à l’étude et au montage des projets et plans d’affaires des femmes et jeunes porteurs de projets.A cette effet,elle pourrait solliciter les services d’un cabinet d’expertise en la matière”.

Meme débordant de volonté,l’Etat camerounais n’a pas les moyens d’apporter tout seul une réponse probante,satisfaisante et efficace à toutes ces souffrances que vivent femmes et jeunes .C’est pourquoi,l’action des acteurs privés ,sensibles à la souffrance qui sévit au sein de la société ne peut etre que salutaire.Au rang de ces acteurs,se trouve Madame Françoise PUENE ,femme d’affaires camerounaise à la réputation établie. Ce mardi,14 janvier 2020 , “Mamy Nyanga” a été choisie par ses paires à cause de son dynamisme,de son engagement pour l’épanouissement des femmes et des jeunes.

S’adressant à ses consoeurs femmes d’affaires et cheffes d’entreprises,Françoise PUENE a indiqué que:”Dernièrement à Kigali au Rwanda,elle a pris part du 25 au 27 novembre 2019 au sommet mondial sur le genre.Un rendez-vous qui s’est fait l’écho des discriminations basées sur le genre ,en adressant la question du faible taux de financement des projets des femmes comme un obstacle à l’égalité des sexes .Raison pour laquelle la Banque Africaine de Développement ,partie prenante du sommet ,s’engage ,à travers l’Affirmative Finance Action for Women in Africa(AFAWA),à soutenir cette initiative en laquelle j’étais guest star et où j’ai vu une opportunité pour toutes ces camerounaises et jeunes qui se battent au quotidien pour se sortir des ornières de la stigmatisation,de la marginalisation et constituer , par l’entrepreneuriat,une force incontournable pour le changement social.C’est ce qui justifie la mise sur pied de cette plateforme dont la spécificité , par rapport à d’autres mouvements similiaires existants au Cameroun ,est la mobilisation des fonds pour permettre à des milliers de femmes et des jeunes de faire un saut qualitatif , en sortant de l’informel pour le formel…”

« Les femmes ont souvent de petites entreprises et ne constituent pas les cibles les plus intéressantes pour les investisseurs », a témoigné une participante à l’assemblée constitutive de la nouvelle plateforme d’entrepreuneures camerounaises, traduisant une préoccupation largement partagée par l’assistance. Le débat a alors porté sur les capacités des femmes à se frayer un chemin dans un environnement des affaires dominé par les hommes. « Nous vivons dans un monde compétitif, il faut se donner les moyens d’entrer dans cette compétition en comptant sur ses compétences », a réagi une autre participante.

Cependant, pour le professeur Viviane Biwolé, il faut définir le « bon business » qui dépend de plusieurs facteurs et du contexte, mais il est primordial de disposer d’informations appropriées servant à minimiser les erreurs, avant de se lancer. « Cela permet souvent de faire la différence. Il faut disposer d’une data room, c’est-à-dire d’informations et de données analysées et vérifiées qui permettent mieux de maîtriser l’environnement » a-t-elle recommandé. Il faut également collecter des informations pour mieux connaître l’investisseur, à travers un processus de « vérification diligente », mais aussi s’armer de patience, car, a-t-elle averti, « le processus de levée de fonds peut prendre entre six mois et un an. C’est un travail à plein temps ». Il faut aussi savoir qu’on peut trouver de l’argent en dehors des banques.

Les entrepreneures doivent faire le meilleur choix pour la sélection de l’instrument financier adapté à la taille de l’activité envisagée ainsi que pour la nécessité, ou pas, de disposer d’un Conseil d’administration et des règles de fonctionnement de ce conseil. D’où la nécessité de mettre en place des clauses.

Des conseils et stratégies ont été proposées aux femmes entrepreneures, notamment sur le positionnement pour développer l’attractivité de son activité ainsi que les clauses de protection. Elles doivent toujours garder à l’esprit que l’objectif reste d’obtenir un partenariat « gagnant/gagnant » avec les investisseurs, et de bien comprendre les clauses avant de signer. Elles doivent donc développer des capacités de négociation.

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