Le journaliste Nestor Nga Etoga,lors d'une mission d'assistance humanlitaire avec l'Agence de coopération turque TIKA à Nga'ha dans l'Adamoua

Au Cameroun,au moment où le Délégué Général à la sureté Nationale est soucieux de donner une impulsion nouvelle, au respect absolu de la déontologie dans le corps de la Police nationale, la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination que dirige le Professeur Jean Claude Shanda Tonme, est proprement horrifiée par le traitement que les éléments du commissariat de sécurité publique de la ville de Sa’a ont infligé à un citoyen, de surcroît une personnalité connue nationalement et internationalement, et respectée du monde des médias.

Monsieur Nga Etoga Nestor, puisqu’il s’agit de lui, est journaliste,deuxième vice-président du Syndicat des Journalistes et auxiliaires du Cameroun, Directeur de publication et représentant de plusieurs médias internationaux au Cameroun.

LES FAITS

Nestor a été interpellé à sa descente du véhicule dans la journée de samedi 12 Octobre 2019 à Sa’a,par deux policiers lourdement armés, lui annonçant qu’il faisait l’objet d’un mandat d’amener du Procureur de la République de Monatélé.

Selon l’un de ses deux avocats qui ont fait le déplacement de la ville de Sa’a pour assister le journaliste:”Nestor Nga Etoga a été effectivement arrêté puis jeté immédiatement en cellule,insulté et torturé par l’IPP Jeannot Marie Bétia, en charge de l’entendre et rendre compte et par ailleurs frère et homonyme du plaignant Bétia Martial. Après une nuit de torture dans la cellule infeste du commissariat de sécurité publique de Sa’a, Nestor Nga Etoga a été entendu menottes aux poings, dimanche vers 11 heures,sous haute menace de l’IPP Bétia Jeannot Marie,à l’absence du commissaire dans la ville de Sa’a”.

Au contraire, ajoute un autre avocat:”Nestor Nga Etoga est victime d’un abus de confiance de la part d’un individu à qui il avait confié une moto, qu’il n’a récupéré qu’après moult difficultés et dépenses. Nga Etoga qui est une élite de son village,très connu par son dynamisme et ses soutiens multiples pour développement de l’arrondissement de Sa’ et l’épanouissement des jeunes de sa contrée; est maintenant victime des trafics d’influence d’un individu, en coaction avec certains agents du commissariat de sécurité public de Sa’a, lesquels entendraient se venger en développant une procédure cousue de fil blanc.

De sources bien introduite au dossier:”Le procureur de Monatélé a demandé qu’on entende le gendarme Mbock qui avait mené l’enquête dans une affaire opposant Nga Etoga Nestor,propriétaire des motocyclettes à Sa’a et un certain Bétia Martial qui devait acheter une moto en location vente auprès du propriétaire qui est Nestor.La police avait pour mission d’entendre simplement Mr Nga Etoga Nestor et de rendre compte au Procureur. Zélé qu’il est,l’IPP Bétia Jeannot s’est saisi de cette occasion pour torturer une personnalité internationalement reconnue”.

“Monsieur Nga Etoga, père de famille responsable, disposant d’un domicile connu, exerçant un métier connu, leader d’opinion, ne saurait être jeté dans une cellule infecte un samedi, maintenu et torturé Samedi,dimanche,puis lundi et mardi, sans autre forme de procédure;avant d’être extrait de la cellule mardi,vers 16heures;au terme d’un interrogatoire musclé accompagné de menaces et chantage”; a constaté le Professeur Jean-Claude Shanda Tonme,le Médiateur Universel.

A Sa’a, on déclare que la Commissaire est toujours absente,elle réside à Yaoundé et vient rarement au bureau.Il n’est pas rare de voir des prévenus passés plus de dix jours en cellule. La population exige le départ de la patronne de cette unité de police,elle exige également des sanctions sévères contre certains éléments du commissariat à l’instar du “A1” qui distribuerait des Bons de garde à vue sans s’imprégner des dossiers, à l’IPP Jeannot Bétia qui use et abuse des instructions du parquet de Monatélé, zélé du fait qu’il est le “camarade de classe de l’actuel Procureur”.

A Sa’a,il y a pérille en la demeure.Le commissariat de sécurité publique en l’absence permanente de la patronne des lieux, est devenu le laboratoire par excellence de toutes les violations des droits de l’homme: tortures,brimades,humiliations et injures sont connues et récurrentes chez les ripoux, ceux qui trahissent l’honneur de la sécurité et travestissent les enquêtes, en violant tous les droits, tous les codes d’honneur.

L’affaire du journaliste Nestor Nga Etoga est tout simplement un abus d’une gravité extrême, un trouble avéré et conscient de l’ordre public. L’IPP Bétia Jeannot voulait soulever la corporation des journalistes contre le gouvernement ? La commissaire de sécurité publique de la ville de Sa’a voulait-elle soulever les diplomates contre le système judiciaire du Cameroun?

La commission indépendante contre la corruption et la discrimination qui a exigé et obtenu la libération immédiate du journaliste Nestor Nga Etoga a rappelé dans une lettre adressée à la Commissaire de police de la ville de Sa’a que cette dernière ne saurait utiliser le Commissariat de police comme un champ de libre cours aux trafics d’influence, et à la délation de petits bandits qui usent et abusent de procédures sales et non fondées, pour attaquer des personnalités. C’est un danger pour la santé de la République et la réputation de l’Etat de droit.

La Commission Indépendante contre la Corruption et la Discrimination s’appuie, sur la réputation qu’elle connait du journaliste Nestor Nga Etoga, pour engager dès à présent, une procédure de mise en cause contre les auteurs directs et indirects de cette scabreuse cabale. Affaire à suivre.

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