Qui veut s’accaparer à  des fins personnelles, l’organisation des Assises Nationales du Dialogue telle que proposée par l’Observatoire du Développement Sociétal (ODS)? La question taraude les esprits de membres de l’ODS.

Pour certains observateurs : « Au Cameroun, la crise qui a débuté en octobre 2016 dans les

BALUNGELI Confiance EBUNE et le PM Joseph Dion Ngute:A qui profite la crise dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest?

régions anglophones (Nord-Ouest et Sud-Ouest) du pays par des revendications d’enseignants et d’avocats, avant de se muer fin 2017 en insurrection armée, et dégénérer peu à peu en guerre civile tend aujourd’hui à devenir un gros business pour certains dignitaires du pays qui manœuvrent sous cape pour bloquer la tenue des pourparlers»

Pourtant, selon l’Ong internationale Crisis Group:« En vingt mois, le conflit au Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun a fait 1 850 morts, 530 000 déplacés internes et des dizaines de milliers de réfugiés. L’intransigeance des belligérants risque de générer de nouvelles violences et de prolonger le conflit, qu’aucun camp ne semble en mesure de remporter militairement dans la courte durée ».

Au fil du temps, le conflit est également devenu dévastateur pour l’économie locale, qui représente environ un cinquième du produit intérieur brut du pays. Et comme si cela ne suffisait pas, le business autour de cette guerre se développe.

Autant l’urgence du retour à la paix et au dialogue dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest apparaissent d’une importance vitale pour le pays, autant le soutien et l’accompagnement de cette opération s’entendent-ils naturellement pour les favoriser.

Actuellement, sous l’impulsion de certains acteurs et dans le souci d’engager une démarche qualité, les réseaux d’accompagnement mènent une réflexion en vue d’une coordination et d’une harmonisation de leurs activités, afin d’organiser un dialogue national. Par ailleurs, le nombre d’intervenants devient grandissant, ce qui pose une problématique concurrentielle à terme, renforçant par là même la nécessité d’une reconnaissance et d’un positionnement des « accompagnateurs ».

Lors de sa récente mission d’apaisement de la crise qu’il a effectué dans le Sud-Ouest du pays, région en proie à la crise sécessionniste, Joseph Dion Ngute, le Premier Ministre camerounais a réitéré publiquement l’appel du Président Paul Biya, qui, dans son discours à la Nation le 31 décembre 2018 s’est dit une fois de plus ouvert au dialogue.

En réponse à cet appel, l’Observatoire du Développement Sociétal(ODS) s’est proposé officiellement de créer un cadre de dialogue puis de discussion sincère et fiable à travers l’organisation des assises nationales de dialogue.

Selon des sources proches du dossier à la primature, « l’ODS a sollicité l’accompagnement du gouvernement en vue de la sécurisation des participants et le financements des assises nationales de dialogue ».

« Alors que le dossier était parti en procédure d’urgence dans le cabinet du Premier Ministre, le Directeur Balungueli Confiance Ebune   n’ayant trouvé son intérêt dans le dossier s’est assis dessus depuis le 21 juin 2019 et plus grave encore, ne retrouve plus les traces de ce dossier entré dans son bureau» ; indique une autre source proche des services. La même source renseigne que sa hiérarchie aurait déclaré qu’ : « Il n’y a pas d’urgence pour le retour à la paix dans les régions anglophones ». Vrai ou faux? Toujours est-il qu’au  du cabinet du Premier Ministre, certains agents regrettent sous cape, l’attitude de certains hauts cadre de la Primature, à multiplier des manœuvres pour torpiller certains dossiers quand ils ne réussissent pas à positionner leurs personnes liges. Le cas du dossier d’accompagnement pour l’organisation des Assises Nationales du Dialogue par l’Observatoire du Développement Sociétal (ODS) vient une fois de plus présenter au monde, la face hideuse d’une administration camerounaise plombée par la corruption,le népotisme et l’inertie.

Après plus de vingt mois d’affrontements, Yaoundé et les séparatistes campent toujours sur leurs positions.  Entre la sécession voulue par les séparatistes et la décentralisation en trompe-l’œil que propose le gouvernement, des solutions médianes proposées par l’Observatoire du Développement Sociétal (ODS)    doivent être explorées pour conférer plus d’autonomie aux régions.

Une fois la confiance instaurée, des discussions préparatoires seront nécessaires entre émissaires du gouvernement, des fédéralistes et des séparatistes ; elles devraient avoir lieu à l’étranger. Durant ce processus, les acteurs internationaux, notamment les Etats-Unis, la Suisse, le Vatican, les Nations unies, l’Union européenne (en particulier la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni) et l’Union africaine, doivent continuer à encourager le gouvernement au dialogue, y compris en proposant de financer et de soutenir les rencontres préparatoires.

 

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