Dans une note d’informations parvenue à notre rédaction et signée le 22 juillet 2019 par le bureau du Syndicat National des Médecins Privés du Cameroun(SYNAMEC), le président Dr Jules Ndjebet remercie d’entrée de jeu les patients pour leur “confiance accordée depuis de nombreuses années aux médecins privés du Cameroun” en leur honorant de la responsabilité de leur bien le plus précieux, la santé.

Le SYNAMEC rassure les patients que:”nous ménageons aucun effort pour continuer de vous offrir la meilleure prise en charge possible”.
Malheureusement,souligne le Docteur Jules Ndjebet:” nous avons unanimement constaté ces dernières années, un glissement des assureurs vers une politique de règlement des prestations de soins imposant des délais de plus en plus longs et favorisant ainsi une accumulation des impayés. Ceci au mépris des engagements pris au sein des conventions qui nous lient et même des prescriptions du régulateur légal (code CIMA)“.
Le président du Syndicat National des Médecins Privés du Cameroun explique que:” les arriérés de paiements de nos prestations se sont non seulement généralisés à la plupart des compagnies d’assurances, mais accusent pour certains des retards record de plus d’un an.En dépit des nombreuses actions que nous avons engagées auprès des assureurs afin de les exhorter à apurer, dans les meilleurs délais, les créances qu’ils ont accumulées, nous ne sommes pas parvenus à les ramener à la raison.Cette situation déplorable qui nous maintien dans la précarité,ne nous permet plus de payer nos fournisseurs et notre personnel, d’assurer la maintenance de nos équipements et encore moins d’envisager l’acquisition de nouvelles technologies de pointe. A terme, elle menace d’impacter la qualité de nos prestations et de mettre en danger la survie même de la plupart des cabinets médicaux, cliniques et polycliniques”.
Le SYNAMEC est donc été contraints, lors d’une assemblée générale extraordinaire le 15 juillet 2019, de prendre les résolutions suivantes, qui s’appliqueront à toutes les formations sanitaires privées sur l’ensemble du territoire :
“A compter du 1er août 2019, LES BONS DE PRISE EN CHARGE NE SERONT PLUS ACCEPTÉS POUR LE RÈGLEMENT DE VOS CONSULTATIONS. En d’autres termes, vous devrez payer au préalable vos consultations (en cash, en payement e-box, Orange money ou Mobile Money) et vous tourner vers vos assureurs pour vos remboursements.A compter du 1er octobre 2019, si la situation ne se normalise pas, TOUS LES BONS DE PRISE EN CHARGE SERONT REFUSÉS (également pour les examens complémentaires, les chirurgies et les
hospitalisations…)”.
“Ces résolutions ne s’appliquent bien évidemment pas aux situations d’urgence médicale ou
chirurgicales”;précise dans la note d’information,le bureau du SYNAMEC.

Facebook Comments

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here