Avec AA / Kinshasa / Goma / Pascal Mulegwa

Mardi soir, des hommes armés ont ouvert le feu sur trois civils près d’une caserne de l’armée, a indiqué dans une déclaration à Anadolu, Julien Ngaboyeka, porte-parole de la société civile de Nyiragongo, au Nord de Goma, une ville frontalière avec le Rwanda.

Quatre civils ont été enlevés et une dizaine d’autres blessés, selon la même source. Ces fusillades ont ravivé des tensions, mercredi matin, à Goma où des dizaines de personnes ont manifesté leur colère face au regain de l’insécurité dans les quartiers périphériques.

“Les enquêtes sont en cours pour identifier les assaillants et comprendre leur modus operandi, mais les premiers éléments démontrent qu’il s’agit d’un clic qui veut créer un climat de terreur à Goma et ses environs”, a déclaré le chef intérimaire provincial de la police, le colonel Van Kasongo, joint par Anadolu.

Les corps des victimes ont été transportés à la morgue de l’hôpital public de Goma sous une procession des manifestants en furie.

Construite aux pieds du volcan Nyiragongo et sur les rives du Lac Kivu, la ville de Goma a connu des événements similaires en février dernier, deux mois après les élections générales.

Des tireurs non identifiés avaient tué huit personnes dans trois quartiers de Goma. D’autres avaient été enlevés et n’ont jamais été retrouvés.

Cette agglomération de près de deux millions d’habitants est touchée par l’épidémie d’Ebola, qui a déjà fait plus de 1670 morts dans le Nord – Kivu et l’Ituri.

L’épidémie avait été déclarée le 1er août 2018, mais sa riposte s’est compliquée par l’activisme des groupes armés et le déni de la maladie par les populations.

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