Par:Jean-François Joubert,Jocelyn Danga et Nadia Dugard

L’arme de ma dame était son sourire de glace, elle possédait cette audace de dévisager, de s’amuser à jouer les reines de pique, son sexe épique, l’âme nue, l’ange d’ammoniaque, femme de ménage. La belle mettait de l’ordre dans ma maison. Moi, au cœur de Pierre, mon prénom, je la voyais fantôme sur le carrelage, nuage sur les tapisseries ou bien au lit en compagnie d’un dauphin, ce qui est à peu près normal pour une sirène. Assis au creux de l’aquarium, je voyageais immobile paraplégique de la vie, ma mappemonde fusionnait en compagnie de son nez de sphinx, aussi sauvage qu’une pomme qui refuse de se faire croquer, je la dessinais sur le tableau de mes ennuis, et son déclin. Klein, son bleu à sa blouse, mon soûl et sa fureur de croiser la fourrure de ma hyène maritale celle à l’anneau invincible pour ne pas dire invisible, sa tombe trônait dans le jardin de Saint-Sulpice, toute une histoire. Revenons à nos chèvres, ou nos moutons, oui je possédais une maison, un esprit et une bague au doigt, seulement voilà ma fiancée de l’espace avait pris la poudre du canon de la baronne, je veux dire par là qu’elle s’était éclipsée, qu’elle avait pris la tangente, foutu le camps, ou levé le camp si vous êtes poète et trublion. Plus de soleil, le phaéton disparaissait au ponant, ma tête à l’Ouest, je croisais le regard trouble du ciel, ses couleurs de fruit, ce désir de vivre, le désir du fruit de ses reins, ha ses hanches !

Oui, elle, et ses ailes, mon orage m’avait quitté pris un train, un avion, une baleine de parapluie pour se protéger des cons, de la pluie de parole sur l’exil de ma pensée citron, ou marronnier. En peu de temps, je devenais autre chose qu’un gros légume, un arbre non caduque, un corps de sapin s’annonçait sans tambour, ni trompette, de Chet Baker, Miles Davis ou Louis Amstrong,sans bander son arc-en-ciel. Le jazz devient une parole en l’air, une rumeur qui circule comme le vent sensible d’une clarinette, mi-canard, mi-girouette. Enfermé dans ma nuit torride, je naviguais sur les étoiles du Berger à la chasse du tigre blanc ou du loup de mer de cette reine des mères. Élégant éléphant je m’assommais de barbiturique, tanguais, dansais, virevoltais de watt au temps des serins, j’écoutais de la musique, celle d’un esprit malin qui me poussait dans le dos à planter mes crocs de salauds dans les bagages de la douce araignée aux dix mille pieds qui m’envoûtait. Laquelle des deux, aimais-je le plus ? Permettez que je garde le silence ! L’Anaconda de mes songes évitait mes mensonges, je tombais dans un ravin me cassais les reins, doux refrain, pas pour de vrai, heureusement. Je me levais la tête folle pleine de poisons et le tourbillon m’entraînait sur une pente douce, celle d’un saint, une divine pensée, celle de croiser l’odeur de sa peau, sans couette, sans essence de Guerlain. Je croyais chérir, moi qui me faisais ce mal au foie, cette douleur d’enfanter des rêves. Oui, laquelle des deux, je me perdais dans l’univers à la croisée d’un chemin construisant centimètre par sentiment une nébuleuse et une mangeuse de sueur. La peur me mettait en équerre, je faisais le triangle en bermuda sur la lie du venin qui coulait dans mon sang, ma sève puait sur mes vêtements. Je ne risque plus rien d’autre que la foudre des cieux, j’ai ma place dans l’éther, je crois à moins que ne cesse mon calvaire que je rallonge mes jambes telle une perche, ou une baudroie, l’anguille qui frétille serait une image qui alimenterait ma tentation, rousse ou brune, mes blondes s’envoyaient des verres de Porto, aussi ivres qu’à la lecture d’un livre, je pratique plus l’autocensure, depuis que je porte la ceinture, tour d’ivoire et taille de guêpe disparue au coin d’un ru, d’une rue, la commissure de mes lèvres rit de cette rivière en crue, croyez-moi sur parole de marchand de poussière d’or qui ne dors plus que d’un œil de cyclope, le cendrier vide, plus de train, de coup de poing, de vendredi où l’une venait soulever mes draps quand l’autre dès l’aube chatouillait ma plante des pieds, sans plainte de ma part, je ne suis pas très décoration, ma voix est monocorde, je laisse la peinture, les teintures des ongles aux portes des hôtes, je jongle sans ballon rond ou ovale, et surtout, surtout, je me souviens…  Mon bateau naviguait sur des nuages de lait, je filais droit comme une comète vers le fil de ma fin de vie que je raconte, ici. Il pleut, je l’ai déjà dit mais j’insiste sur ce fait car même à l’ombre de mon corps mort j’ai soif de découvrir ce qui se cache derrière un destin. Finis les festins, l’alcool de riz, et les souris qui viennent grattouiller le sexe mort, je marche le regard fier vers mon passé tendre ou musclé, telle une tornade elle venait s’installer dans ma maison, mon esprit. Petit tourbillon de lumière, Ah l’étincelle de son sourire, j’espère que l’Ankou est préservatif ou qu’un de ses complices voleur d’âme, d’un coup j’oublie le cul de l’univers et cette dame qui nettoyait ma maison en chantant des airs de bal, des airs de rien, des flux de vent qui entraient dans la corbeille de ma mémoire tel un morceau de papier écrit en clé de sol, ma solitude devenait une mosaïque d’éternuements, je crois que j’étais malade ou fou de mon ange au regard clair, plein de vie quand elle vidait mon eau de serin, fou de Bassan et me perçait les os du dos, un frisson, une règle non construite, une aberration de mes synapses, un manque de maîtrise de soi, ensorcelé par cette sorcière au balai efficace chasseuse de poussière et créatrice de bien-être. Sur le platane de ma mémoire, je les vis, je les vois, l’une et l’autre, l’une sur une dune adepte du coquillage, l’autre dans mes bras. Que dire ? Que faire à l’aube de ma fin ? elle si belle dans sa robe d’adam, rêve a ceci: ” Vous me connaissiez si bien aucun chemin pour venir jusqu’à moi ne vous a porté peine ,comme ces gouttes de sueurs salées que je lapais indécemment quand sur vous ,j’investissais mètre après mètre la scène sur laquelle nos corps jouaient les mécènes de notre bonheur .Fougueusement , douloureusement vous vous définissiez brinquebalant ,galant jusque dans les relents d’alcools but à l’aveugle pour noyer vos penchants coagulants sur mes collants de soie ,où mes jambes dissimulées vous procurez tant de talents a faire monter les enchères de vos mots ,superposés en étages sur votre socle vaseux .Vous gardiez le silence face à mes audaces ,mais cela vous excitez comme un chien fou à qui l’on interdisait tout débordements,ce qui suscitait chez moi une montée de trémolos à la vue de votre virilité assumée .Sanglots étouffés ,larmes lavant mes maux ,contre pénétration punitive pour couvrir mes murmures audibles, plaintives mais ô combien jouissives .Suçons suggestifs ,variations du plaisir que je sondais dans une fellation inféconde ,l’expiation viendrait plus tard ,seule j’en répondrais .L’heure tournait autour de vous ,creuse vous dites ,ou pleine comme la haine qui naît de ne pouvoir enfanter vos rêves à trop mettre de trêves à mes désirs .Je connais les affres de ces insidieuses balafres qui laissent béantes chaque maffre que vous fournissiez à me plaire ,traître rôle où je m’enrôlais à vos cous , à vos coups de reins ciblés en terrains minés ,ou plus rien ne comptait ou plus rien ne valait que d’être adultérins .Qui étiez vous?jongleur dans un cirque perdu dans les criques de l’oubli ? Ou écrivain aux veines d’eaux salées?Je ne puis à ce jour vous définir ,mais vous tenir la main pour jouer à des jeux interdits par la morale ,chantés pourtant en chorales par les plus grands chœurs ,ça j’ai su faire .Vos délires donnaient la note et vous emprisonnez dans votre désordre ,où je plantais aussi ma discorde qui s’accordait à vos humeurs changeantes ,à vos vents montants déchaînant chez moi des pulsions charnelles qu il me fallait assouvir ,quitte à vous mentir, à vous anéantir .J’ai appris à vos côtés à n’en faire qu’a ma tête ,faire en sorte que vous me fassiez la fête sans répit .Issue fatale occultée dans le déni ,brutale échéance qui ne faisait pas l ombre d’un doute chez moi ,sombre jeux de cartes , pipés de le départ sur les vagues du désespoir a venir ,ou les langues nourrit de baisers biaisés pour succomber aux doux mensonges d’une idylle éternelle .Et pourtant je ne suis plus ,je vous sais resté à quai , a scruter tout les horizons sur les lignes qui se dessinaient sous l’embouchure de mes jupons ,où vos batailles se livrent aux pluriels entre terres et mers ,a tenter et espérer un signe ,un reste de parfum ,un mot embarqué sur des cargaisons qui viennent nourrir vos espoirs quand vient le soir , que vous traduisez sur vos vieux grimoires .Je vous suis encore essentielle, mais les signes ne naissent pas dans les faux espoirs .Vos désespoirs sont indignes de votre amour que je consigne en moi .Je vous laisse à quai ,en duel dans votre ciel marin, dans le désert de vos vers .Chaque revers que vous inflige ma fuite vous met l’âme à l’envers dans les travers de tout mes soupirs restés ancrés en vous de la plus douloureuse des manières…”

Observer le clair de lune, dès l’aurore… si beau, si réel. je rêvais à l’amour, celui de tendresse, vite ça se lève, s’élève et mon cœur bat, mille coup de corne dans mon esprit, et des formes, un triangle sur mon Bermuda, j’ai une trique et je trinque, en regardant ce postérieur, idée de jeunesse, quand sans stress, je ne pensais pas. Vide, elle suçait son pouce et je ne pouvais résister à cette caresse buccale ma semence en balade me faisait chanter une chanson de polisson, un truc où les paroles m’échappent, le boomerang du va et vient revenait quand cette déesse balayait mon stress, je voulais découvrir la profondeur de son univers intérieur, je voulais entrer mes doigts en profondeur au fond du gouffre secret, celui fait de pluie chaude, envie de prendre une douche froide. Oiseau de feu, ou feu destrier, mes mains cherchent ses hanches comme un instrument de musique qui ne ment pas et son regard de joie de nos jeux coquins, et mon regard s’allument, je peine à masquer ce songe, je peine à lever autre chose que ce meuble entre mes cuisses tant son derrière est beau. Une femme quoi, un mélange de couleur et de saveur à la Dali, un métissage d’odeur une découverte tardive, qui ne me quitte plus. J’ai du mal à vivre sans une caresse dans mes cheveux alors je me noie dans mon passé, me balade sur les quais regarde les goélands casqués leur bec affûté et ça gronde dans mon slip taille 56, heureusement ce n’est pas ma date de naissance, bientôt périmé certes, je recherche quoi au fond du trou ? Un sourire, non une main en rythme qui branle ma solitude et occupe mon temps libre et le faire quitter la lie de ce manque de cœur depuis que, depuis que, que je n’ai plus rien à dire, sourd aux mots et avide de faire le vide le plein de testostérone place de la liberté, venez mademoiselle, reine de mes nuits dans ma pièce intime, mon lit, ainsi je quitterais ce monde heureux, et fier, d’avoir imiter Félix Faure, au creux de mes songes, tiède, aux draps couverts de sueur de ce cri si tendre, la jouissance, cet phrase courte : “je jouis” que seul le plaisir féminin fait vivre, la moitié, le poisson, l’Avril, la sirène pas, la rivière de sang de mon village, et je dévisage l’ange qui devient un démon dans ce cache-rêve ! Une balade dans la savane de votre corps mademoiselle oserais-je y insérer un soupçon de whisky, juste un doigt magique de conte de fées,, plus puceau, quand j’entre en vous, quand j’ose humer l’intérieur si fin si tendre de votre sexe, je déraisonne et retourne en case prison, celle du manque d’imagination. Tiens une fleur, est-ce la vôtre ? oh, ce parfum, et ce son, ce petit gémissement, et ce corps qui comme un instrument à corde s’accordent, oh, suis-je bête pas à corde, mais une cornemuse celtique qui tic tac et me rends toqué de vous, une parodie de paon, une flûte, hum j’ai un truc qui aime qu’on le secoue pour s’amuser, pour exciter ses papilles, et puis je suis pas commode, pas un meuble, du moins pas récent, certes, mademoiselle, mais de l’année exotique une par siècle, 1969, l’autre millénaire, celui de l’insouciance, mais que dis-je je perds la croix du Sud et vole vers votre image, une reine de mes nuits, vous êtes l’horloge de mon cil, et je ferme les yeux sous le vent, sous le ventre, et sous la pluie, je pense fermement à vous, ressentez -vous ce vi au loisir de vos fantasmes, il parait que jouir est un trait d’union, un signe de jouvence, évite la peine des rides, et rire, complice de ses doigts qui se frôlent, de ses boules de sang qui caracolent en battement de ce truc à Londres, vous savez, ce monument, je mens surtout mais pas sur l’horreur de se perdre dans le dédale du mélange exogène, érogène de votre chaîne autour du cou, de ce coquillage à trou, je vous vouvoie, mademoiselle car vous lui ressemblez dans votre coup de balai ! ouf, je suis fou, circulez pudibond, je le suis et le resterai, mensonge du “je” et “jeu” réelle de prendre la tangente et de partir me couvrir de plastique pour ne pas répandre ma maladie, l’abat-jour, tiens l’aube arrive, je vous quitte, mademoiselle, et reprends la raison du jus de raisin, et m’offre une vision, pas un vison, mais un vol d’oiseau, sur un pin des tourterelle parlent, chantent l’Amour, puis je dors. Seul.

Aurore Boréale

Par delà vos océans , vos mers et vos lubies , vos tourments et vos bons sentiments quelque chose en vous ,vous ramène toujours à moi .Je lis en vous comme dans un livre ouvert ,comme un enfant qui se pencherait sur ses devoirs pour mériter l’attention de sa maîtresse .Chaque caresse que vos yeux m’adresse vous libère et vous envois conquérir les lames déchaînées qui font rage en vous .

 

Vous vous remémorez cette première fois ,ces premiers émois ,ces tempêtes vaincues au creux de mon pubis ,de mes lèvres rougies comme des rubis sous la fougue de vos baisers ,je suis vos tumultes qui nourrissent vos passions ,qui mutent jusqu’aux horizons incandescents auxquelles je m’accorde à y mettre le feu pour vous entendre gémir vos désirs et réveiller encore mes plaisirs ,d’exciter mes phéromones pour vous rejoindre dans votre monde .Mais malgré tout je vous sens blessé ,traqué dans votre quête de matelot égaré dans vos enquêtes montées en croupes ,scrutées à la loupe assis sur vos grands chevaux des mers .Vos tirades sans pauses ,dont je suis la cause de tout vos naufrages tantôt sur des îles désertes ,tantôt îles aux merveilles .Vos complaintes a lire sont a vous plaindre ,je feins d’être celle que l’on courtise par mers et par monts ,monts du plaisir qui vous donne des ailes ,qui inspire votre fougue ,dans cette brume qui rend aveugle .Je suis ce détroit dans lequel il vous faut manœuvrer pour accoster sur mes rives ,pour vous ancrer au plus profond de mon être .Comme le ressac ,vous êtes mon flux dans vos mauvais jours ,et mon reflux à l’aube ou je repends mon parfum vénéneux sur votre subconscient pour vous mettre en déroute vous faire changer de cap et vous mettre sur ma route faite de houles .Vous êtes ma chose , tantôt à petite dose ,tantôt a voir grand toutes choses. Comme la fleur que votre regard sublime ,comme le reflet de la lune qui rime avec les dunes quand le nuit les épousent comme vous sur chaque parcelles de mon corps cousu de bonheur par votre cœur au fil blanc ,comme l’écume s’échouant sur les plages de tout les continents C’est tout les jours le grand jour mais vous restez aveugle ,vous m’identifiez à toutes sortes de phénomènes qui vous mène dans des légendes ancestrales .Romaines et inhumaines où il semble que vous y trouviez votre domaine ,dagues au poing ,bague dissoute dans ma fuite ,je reste au fond de la soute ,naviguant vers le sud ,évitant les servitudes qui me sépare encore de vous .Rude est votre chute ,multitude de croches amères parsèment vos écoutes ,jazz a tout va ,gaz hilarants vous poussant à l’exactitude des sens ,qui provoque vos orgasmes sur vos estuaires ,loin de moi ,solitaire comme un cénobite attitré ,hanté par mes hanches ,mes reins ,mes courbes qui vous hante ,où tangue vos incertitudes que je noie sous ma langue vos appétences latentes n’ont plus de patiences pour une douce idylle.Vivre la tourmente tant que les étoiles brillent ,trajectoires sans vrilles qui vous mène dans mes extases ,où tout se passe ,où rien ne vous lasse à m’attendre pour prendre possession de la barre . Je voudrais revenir vous réapprendre a mimer l’amour a vous extasier devant le jour qui naît à ma source ,vous nourrir et rebondir sur votre virilité assumée , fantasmée par toutes les sirènes alarmées .Arrêtez cette course qui vous flagelle ,rappelez vous de mes ailes ,de l’envergure de mes voiles offrant le vent et ses enfers ,ses creux infructueux ,pour vous aider a remontez à la surface ,faites moi face pardonnez mon abandon aux doux appels de Circé ,à mon envie de butiner d’autres pistils ,subtils désirs ,adroits nautiles qui poussent à l’exil ,loin de votre lit là je couche encore des espoirs tumultueux .Inutiles conclusions ,reptiles érectiles auxquels les appels répondent présents y mettant le style dans un confort fluviatile qui me ramène à vous comme ces effluves volatiles d’iodes ,qu’ERODE semait aux grès des courses le long des côtes érodées .Je suis la vouivre affamée cherchant a croiser le Nautilus , pour éviter le chalut et ses filets ,qui m enverrais vers les abîmes des oubliettes et vous vers la folie a revivre ces manques de moi ,désuète fièvre que provoque mon absence, piètre écoute des cieux et des anges envieux .Obsolète relation qu il me faut nourrir d’amulettes cachés aux fond des flots où résonne comme un glas ,mon erreur d’avoir pris le large en vous laissant à quai sur la barge en marge dans vos supplications et vos belles intentions à mon égard .J’en paie le prix fort aujourd’hui dans l’étroitesse de ma plèvre sous mes seins asséchés ,au goût du remord qui s échoue au détroit de mes lèvres ,où s’échoue votre optimiste voguant à mille lieux de moi que j ai rendu depuis bien pessimiste …………………..

 

Les perles de son visage scintillaient malgré lui, sa voix comme une brune tremblotait une chanson, une légère parole, un refrain ou un rêve. Il ne savait pas trop, regardait sur sa montre les mots qui lui manquaient. Il cherchait ses espoirs, ses poches et son manteau, décoiffait ses cheveux, perdus, éparpillés. C’était trop tard, il le savait, mais ne l’entendait pas. Il restait debout, dans le brouhaha de son âme, qui l’appelait encore, la jolie mirabelle, mais son cœur était vain. Elle lui avait promis un revoir certain, était venue ici, discrète fleur des champs, mais ce garçon chanteur, de loin, par le son de ses yeux, l’a prise par le cœur, elle s’est évanouie. Le soir, après la nuit, les étoiles l’éveillèrent. De son doux pas sonore, il s’en était en allé. Elle restait là, bouleversée, les pieds emmêlés dans son courage trop volatile.

Il partait l’aimer en cachette, comme on aime une inconnue. Elle était fleur dans le silence de ses larmes, faite de timide espoir et de quelques vœux de Noël. Il était soleil d’hiver, cette mélodie qui souffle au tempo du cœur, cette douceur qui s’échappe au passage d’un clin d’œil. Parti pour rester, resté pour revenir, il lui avait laissé une note, dessin de cœur sur un lit de pétale, un sourire identique à la lune comme pour lui dire que l’amour est son propre soleil, son propre ciel bleu, ses propres vagues de mer, sa propre étincelle, sa propre prière, son propre silence, souffle ou soupir quand on s’oublie, sa propre aquarelle, refrain vermeil ou de rosée, sa propre ritournelle.

Elle sentait danser en elle le souvenir de son passage. Les yeux du doux garçon furent trop loin pour la voir, mais son cœur a si fort chanté pour elle, qu’elle percevait à son réveil les couleurs de ses éclats. Elle se levait légère, sur le nuage de son amour, un rêve devant l’autre elle retournait chez elle, dans sa cabane fleurie par les notes bleutées, que chaque jour le garçon déposait en effleurant son abri d’elle par son passage timide. Cet instant qui chaque matin se renouvelait, sa respiration, son lever de soleil, n’a jamais su se prolonger plus longtemps qu’un battement d’aile. Il rêvait de cette rencontre, elle, lui, et la chaleur de leur amour qui sans parler leur disait tout. Mais elle n’était pas venue. Un brouillard noir a alors envahi son être, petit homme de papier tâché d’encre noire, persuadé qu’en ce jour l’huis de son cœur lui fut fermé.

La jolie mirabelle pleurait son amoureux, le remord la rongeait, elle se sentait lâche, se noyait dans ses larmes d’un bleu sombre océan profond de désespoir, pensant ne plus le voir, pensant qu’elle était passée à côté des battements de son propre cœur. Elle se perdait dans le vide de ses angoisses, de ses déboires sans nom, de son vague à l’âme, de son ciel morose dans l’aigreur du temps au regard nuageux d’un soleil martyr. Des eaux perlaient sur ses joues et inondaient le grand espace du royaume des désespérés. Recroquevillée dans ses tourments, elle voyait passer les temps, s’abandonnant en gémissement, à la poussière de seconde qui aurait raison de sa vie de solitaire.

Elle se trompait cependant dans son angoisse, comme on se trompe au comptage des grains de sable, animée par une force sans nom et sans raison. Le mistral de l’antre reculé ne devait avoir droit de cité dans le cœur d’une rose de printemps. L’amour est une perle de rosée, le parfum de son regard qu’il porte constamment sur lui en souvenir du sourire de celle qu’il avait vue comme dans un rêve d’été, sous les vagues du silence. Seul de l’autre côté des souvenirs, il récitait son chapelet d’espoir, conjurant la providence de lui accorder ne serait-ce qu’un mirage d’instant en tête à tête avec elle, le temps de lui dire un frisson tenu par la main. Le temps de la regarder dans les yeux et de compter la paire d’étoiles qui y brille sous les lampadaires de la ville de romance. Le temps de lui susurrer l’amour dans une autre langue, celle du sourire de la brise au clair de la lune.

La jeune fleur, à mesure qu’elle se morfondait, vidait son cœur de toute vie. Papier buvard froissé d’amour, c’est à peine si son rêve battait. Son regard, seul brin de vie qui lui restait, croisa le miroir qui, comme un champ de glace, lui renvoya l’image d’un corps frêle et chassé de lumière. Nonchalamment elle se leva, et descendit les marches de sa cabane bleue. Pieds nus dans l’herbe folle, c’est à peine si ces caresses effleuraient sa conscience. Elle marchait droit devant, des œillères d’amour lui cachant le soleil, descendait vers la mer et son immensité, comme si la plénitude marine pouvait combler son vide.

De son côté le jeune homme avait faim. Faim du regard scintillant de cette jeune femme. Faim de son sourire qu’il s’imaginait dans sa solitude, faim de sa voix, de la douceur qui se lisait sur sa peau, faim d’elle. Mais réduit à un seul battement de coeur par seconde, l’espace et le temps le nourrissaient de vide et de quelques vers de désespoir. Il regardait par la fenêtre la chute des heures, solitaire, presque envahi et vaincu par le charme de la résignation. Ses paupières se faisaient lourdes d’abandon quand soudain il vit dans un ciel presque endormi, la balade de deux hirondelles côte à côte. C’était des mots d’amour qu’il pouvait lire entre chacun de leurs battements d’ailes lointains. Alors aussitôt, comme par enchantement, il sentit éclore en lui une timide lueur d’espoir. Ce genre d’étincelle qui finit par embraser toute une forêt. D’un bond nouveau, il quitta sa langueur et sauta sur son chapelet de prière et sur ses quelques vagues souvenirs. Laissant à nouveau la case de son enfance, il reprit le chemin de ses soupirs sans vraiment savoir où il allait.

Sous les nuages, lançant le sable sous ses pieds, la jeune fille trébuchait sa tristesse à mesure qu’elle respirait l’air de mer. Le soleil étouffant ses espoirs, elle pensait que plus rien ne brillerait dans son cœur. Son traitre courage, qui ce soir-là s’était enfui, hantait son noir souvenir du rêve évanoui. Elle lançait les coquillages à coup de pieds, trainant ses remords avec elle, comme un bigorneau sa coquille. Une journée s’était écoulée, comme le flot ruisselant sur les pierres brillantes, elle lui avait semblé une vie. La nuit tombant, l’heure de mourir était attendue. Une lueur orangée caressa son visage, recouvrant sa chevelure par un voile de majesté. Les nuages en contrejour étaient bordés d’un mince fil doré, comme détachés de la nature, un collage sur la feuille du ciel. Cette douceur des yeux éveilla son regard. Preuve que tout n’était pas fini. La flamme de la vie s’était éteinte, mais la braise au fond d’elle brillait encore. Il suffisait d’un souffle pour qu’elle se ravive. Un passage du vent, ou de son amoureux. Mais elle ne le savait pas encore. Elle continuait de trainer ses pas dans le sable fin, et la langueur de son passage ouvrait la voie au crépuscule.

Quelques fois des animaux amicaux accompagnaient le jeune homme dans son voyage vers la flamme de son amour. Il y avait d’heureux chimpanzés tout autour, lui posant des questions sur l’évolution de l’humanité. Occasionnellement des écureuils venaient lui parler d’amitié. Mais seul son regard sur des couples d’oiseaux dans le ciel lui rappelait l’espoir. Son voyage était celui d’un coeur, loin d’ici, près d’un ailleurs sans nom. Aux soirs de son chapelet, il entendait comme des vagues de mer. Il soufflait alors à la brise les mots de ses étincelles, que cette fleur n’oublie pas l’inconnu d’un soir qu’il était. Ballotté parfois entre impatience et doute, il lui arrivait, quand le sombre des bois se couchaient sous ses paupières, de se dire que la belle mirabelle l’avait peut-être déjà zappé, comme on zappe un rêve à l’aurore. Son coeur frémissait au contact de ces instants sceptiques. Mais il ne pouvait guère cependant faire machine arrière, il lui fallait continuer d’avancer, voguer vers son rêve le plus chéri, armé de son amour, de ses espoirs et de son fidèle chapelet.

La nuit recouvrait maintenant les dunes et les maisons. Le silence dansait entre les hautes herbes et la pénombre, comme dessinée sur un monde endormi, apaisait les coeurs tant meurtris par le jour. Une pause aux sombres nuances, que seules les étoiles peuvent contempler, car quiconque d’humain et d’éveillé ne peut ressentir un tel calme. La jeune fille s’était endormie sous une falaise, avec comme couverture le souffle chaud de l’été. Elle rêvait peut être de lui, car en rêve le désespoir n’existe pas, et notre cœur voit ce qu’il aime ressentir.

Le jeune homme était rossignol, flamand rose, pigeon voyageur… Il roucoulait comme le temps, comme les vagues de mer. Au matin, ne voulant perdre aucun instant de ce spectacle d’espoir voltigeur, il sorti ses yeux sous le ciel, et ses pas suivirent son regard, aveuglément. Il avançait au hasard, sous la danse mélodieuse des hirondelles. Seuls ses soupirs le maintenaient au sol. Soupirs mélancoliques, soupir d’un regret, de n’être pas oiseau, sa damoiselle ayant disparu. Continuant son chemin,  faisant voler les cailloux devant lui, il s’aperçut que le vol des deux oiseaux s’était arrêté. Ils s’étaient enfuit en pic derrière un immense rocher. Un souffle du vent mélangea ses cheveux. Il lançait alors son regard, lui offrait des ailes en courant, pour rattraper ses espoirs. Le rocher se rapprochait, le vent secouait son cœur par son pas rapide, et il courait, il s’approchait, bientôt, le rocher…! Il s’arrêta, net.

Sa plume posée sur l’infini, ses yeux finirent par tomber sur l’aurore boréale en pleine éclosion. Chrysalide d’étincelles et de pétales sur une plage mélodieuse, au pied d’une falaise de pensées et de proses. Bleue était la mer couchée, bleue la couleur de ce ciel qui s’ouvrait à peine sous le poids des rêves. Sur ce tableau, la lumière étincelante. Elle était là, la fille de papier aux yeux d’amour, la mère de ses rêves sur un fond de mer.

Ils se regardèrent dans les yeux et la terre cessa sa course un moment, le temps arrêta son cours, le temps d’un clin d’œil, d’un sourire, d’un câlin, de quelques gouttes de larmes. Comme pour dire que l’amour est plus fort que le désespoir et qu’un cœur qui chante ses soupirs et ses flammes a toujours raison des distances. mais c’est un rêve un cauche-rêve, une lettre arrive elle ternie ma mémoire et je cris, je crise : ” Vous me connaissiez si bien aucun chemin pour venir jusqu’à moi ne vous a porté peine ,comme ces gouttes de sueurs salées que je lapais indécemment quand sur vous ,j’investissais mètre après mètre la scène sur laquelle nos corps jouaient les mécènes de notre bonheur .Fougueusement , douloureusement vous vous définissiez brinquebalant ,galant jusque dans les relents d’alcools but à l’aveugle pour noyer vos penchants coagulants sur mes collants de soie ,où mes jambes dissimulées vous procurez tant de talents a faire monter les enchères de vos mots ,superposés en étages sur votre socle vaseux .Vous gardiez le silence face à mes audaces ,mais cela vous excitez comme un chien fou à qui l’on interdisait tout débordements,ce qui suscitait chez moi une montée de trémolos à la vue de votre virilité assumée .Sanglots étouffés ,larmes lavant mes maux ,contre pénétration punitive pour couvrir mes murmures audibles, plaintives mais ô combien jouissives .Suçons suggestifs ,variations du plaisir que je sondais dans une fellation inféconde ,l’expiation viendrait plus tard ,seule j’en répondrais .L’heure tournait autour de vous ,creuse vous dites ,ou pleine comme la haine qui naît de ne pouvoir enfanter vos rêves à trop mettre de trêves à mes désirs .Je connais les affres de ces insidieuses balafres qui laissent béantes chaque maffre que vous fournissiez à me plaire ,traître rôle où je m’enrôlais à vos cous , à vos coups de reins ciblés en terrains minés ,ou plus rien ne comptait ou plus rien ne valait que d’être adultérins .Qui étiez vous?jongleur dans un cirque perdu dans les criques de l’oubli ? Ou écrivain aux veines d’eaux salées?Je ne puis à ce jour vous définir ,mais vous tenir la main pour jouer à des jeux interdits par la morale ,chantés pourtant en chorales par les plus grands chœurs ,ça j’ai su faire .Vos délires donnaient la note et vous emprisonnez dans votre désordre ,où je plantais aussi ma discorde qui s’accordait à vos humeurs changeantes ,à vos vents montants déchaînant chez moi des pulsions charnelles qu il me fallait assouvir ,quitte à vous mentir, à vous anéantir .J’ai appris à vos côtés à n’en faire qu’a ma tête ,faire en sorte que vous me fassiez la fête sans répit .Issue fatale occultée dans le déni ,brutale échéance qui ne faisait pas l ombre d’un doute chez moi ,sombre jeux de cartes , pipés de le départ sur les vagues du désespoir a venir ,ou les langues nourrit de baisers biaisés pour succomber aux doux mensonges d’une idylle éternelle .Et pourtant je ne suis plus ,je vous sais resté à quai , a scruter tout les horizons sur les lignes qui se dessinaient sous l’embouchure de mes jupons ,où vos batailles se livrent aux pluriels entre terres et mers ,a tenter et espérer un signe ,un reste de parfum ,un mot embarqué sur des cargaisons qui viennent nourrir vos espoirs quand vient le soir , que vous traduisez sur vos vieux grimoires .Je vous suis encore essentielle, mais les signes ne naissent pas dans les faux espoirs .Vos désespoirs sont indignes de votre amour que je consigne en moi .Je vous laisse à quai ,en duel dans votre ciel marin, dans le désert de vos vers .Chaque revers que vous inflige ma fuite vous met l’âme à l’envers dans les travers de tout mes soupirs restés ancrés en vous de la plus douloureuse des manières ! ”

Oh que j’ai mal, mâle en rut parfois, et cette femelle qui astique les couverts, je regarde sa main branler les ustensiles, je suis un vieux con, devenu quasiment pervers, et au moins je ne perds pas le contrôle de ma mémoire je me souviens de ce trentenaire qui ne savais que faire tant que vie ma mémoire je suis un mortsurvivant…

Gavres, une presqu’île, j’y vais à reculons, pas envie de ce travail, une colonie de vacance, militaire, moi qui suis réformé P4, bon, il faut bien vivre, respirer, alors j’ai accepté ce contrat, ayant peur du premier jour, j’ai passé la nuit dans un bar, la serveuse a un sourire vermeille, une merveille. Le houblon passe bien, et j’oublie un temps que demain, dans deux heures, un moniteur vient me chercher pour faire la route, deux crocodiles de l’Elorn, je ne le connais pas, mais venant de jeunesse et sport, de Brest, c’est une assurance, et puis j’ai plus de permis, impossible de m’y rendre sans ce chauffeur. Alors, je savoure mes bières, passerelle, entre la peur de l’inconnu et plaisir de voir ce visage. Nous sommes un Lundi, très peu de monde, alors, je cause, je bavasse un peu, et le temps, passe, la fille qui sert m’attire, elle a le regard d’un ange, une peau éclatante, cuivrée, franchement, j’aimerai bien oser l’aborder, mais même ivre, la drague, je ne sais pas faire. Moi, j’attends, pleutre, et puis ma sœur m’a dis que je suis moche, alors petit dernier, je crois en ce mot comme un mauvais virus, une phrase qui me formate, de toute façon, je ne suis pas à l’aise en extérieur, alors, je bois, dehors, il pleut ! Normal, nous sommes à l’ouest, sans plan de carrière, je suis un tube, pas des années cinquante, ni des « quarantième » rugissant, un tube digestif, du signe du lion, pas roi pour un sou, je paye l’addition, et marche sous un ciel de plomb, mouillé, des chevilles à la tête, j’ignore que le sort vient de me jeter un galet, une friandise, ni divin, ni devin, je ne devine rien !

 

Cinq heure, je ne pense pas à la chanson si célèbre de sieur Dutronc, j’attends sous un porche la voiture, enfin, je découvre mon acolyte, l’individu véliplanchiste, comme ma pomme qui arrive. Deux surprises, une belle blonde et un copain d’adolescence, moi qui suis un p’tit gars de la côte, né dans un lie de rivière accouplée à un bras de mer, sur le trajet, nous rions, la belle blonde et l’apollon sont frère et sœur, le chauffeur un futur médecin, qui navigue, j’apprends que son amour l’accompagne, quelques anecdote du passé, j’ai pas dormi, en veille pour ce grain de folie, ce contrat, ou deux filles de mon club, ont réussi à me faire bouger de ma base arrière le moulin-blanc, cette plage pollué ou les coques sont nocives, et pourtant les gens les ramassent, inconscient du danger de les ingurgiter, la route se passe sans que je la vois, le voyage me réanime, me donne de la couleur, orange indien, ou diabolo fraise, je ne sais pas très bien de qu’elle couleur est ma peau. L’Apollon a mes côtés ne dis mot, nous tenons la conversation à deux et roulons, vers la clef de notre destin, une destination, qui va transformer ma vie, inconscient et anesthésié par la bière, j’oublie même le but, la finalité de mon trajet, gagner de quoi nourrir ma panse, et ne pas penser. Un rempart de blockhaus, charmant accueil dans cette contrée au sud de Lorient, après Port-Louis, le vide, la route rétrécie, nous arrivons, je suis grisé et là pensant descendre, mon pied heurte le tapis de sol, juste le temps de me dire : « oh merde ! » je vais m’étaler dans la gadoue, la boue, une habitude, un rétro-pédalage aérien, et premier miracle, j’atterris, les pieds sur terre, mes « doc martin’s », vertes et haute, mon short en jean, et mon caban à vaguelette, sont sauvés. Aucun dégât des eaux, j’explose comme un idiot de rire, conscient d’avoir une chance de cocu, mon rire puissant et arrogant, s’envole, vers les cieux, pas de réponse, je me retourne, et ne vois qu’elle qui scrute, regard fermé, un aigle, une allumeuse de cœur, une rousse incendiaire, en tenue de fermière, jamais vu cela, je pense, pour une fois, je pense en la dévisageant, «  elle pourrait être belle si elle savait s’habiller» ! Grande, je suis petit, premiers pas vers ma personne, en sur-vêtement, elle me demande du feu, je dégaine si vite, que je l’allume ! La elle court comme une folle vers nulle part, une ligne droite, je regarde en substance ses fesses bouger, j’ignore ce qu’elle fait là, j’ai oublié de dire bonjour, je ne vois qu’elle !

 

Un peu plus tard, chacun vaque à ses occupations, avant l’arrivé du car des mômes, le matériel est a régler et monter, l’apollon m’accompagne vers un blockhaus où nous trouvons des wishbones, mortelle matérielle, impossible à régler, peu habitué a me tartiner ce fastidieux travail de réglage et pas trop envie de passer la nuit sous les étoiles même si elles sont étincelles filantes dans le voile du ciel, je décide de coller, les embouts, au moins cela tiendra, ce matériel est nul, pauvre gamin, a deux en deux heures nous sommes libres, ça colle notre binôme de moniteur de voile, reste plus qu’à revenir vers les autres la bande qui anime la colonie de vacance, reste deux zodiac a monter, deux groupes se forment, jamais je n’ai eu un bateau pneumatique a monter, mais comme il est en pièce détaché et que personne ne bouge, ne bronche, que les pièces sont là, on gonfle le zodiac et restons muet sur le dernier et premier gros problème de la soirée, le plancher en bois flottant, ne rentre pas, un peu semblable à mon échec de pénétration, ce traumatisme de ma première fois, puceau, mon sexe, n’ai jamais entré dans le calice, j’entendais une fille se faire baiser, des cris et moi dans un lit, je n’arrivais pas a faire entrer l’engin, ma queue bloquée aux portes du calice, je n’avais pas l’aide de ma partenaire d’un soir, drôle de coïncidence, silence, n’ayant jamais été doué pour les puzzles, je ne suis aucune notice depuis que je suis né en 69, cette année eXotique que je supporte peu, je fais pour le plus grand plaisir des autres n’importe quoi, testant et disant n’importe nawack, des fous rires se lèvent, et plus ils rient plus mes solutions ressemblent a un grand n’importe quoi ! Quel chantier, mais en face de moi la veste rouge de quart n’arrête pas rire aux éclats, oubliant les vestiges de la guerre qui nous entoure, je sens que cette fille a un pouvoir de séduction énorme car, sans avoir besoin de réfléchir, et puis n’étant guère une lumière, je m’étonne, et m’abandonne a me donner en spectacle, ce sont les deux autre moniteurs qui finissent le travail, le camp est prêt, moi, je ne comprends pas ce qui se passe entre la fille rousse et mon for-intérieur, un désir du subconscient me rend joyeux triste gaie-luron pourtant que je suis, ma nature secrète reviens au galop, pas un cheval, mais celle qui ensorcelle, la mer !

 

Cette fille est une sorcière, elle fume du tabac a roulé me dépasse d’une tête, et possède un regard vert pierre, genre précieux, et en plus son plaisir d’être, de vivre, d’exister, se sent comme un champ de cochon sent le purin, plus rien ne monte au cervelet, touché, coulé, séduit, en moins d’une heure de compagnie, un manque se fait sentir, nous avons rendez-vous toute l’équipe d’animation pour les explications du déroulement de l’affaire de ce camps de vacance, personnellement, moi, je suis un sot vide, un cortex sans réflexe, j’entre dans la pièce et la belle m’invite à s’asseoir auprès de sa chaire le regard brillant de plaisir, n’ayant jamais vu une telle joie de vivre, je pose mon cul à ses côté, savoure la proximité et n’envisage pas l’intimité, mais un jeu vas corsé l’affaire, déjà que j’ai oublié le reste du groupe que sa croupe est un visage, pas un mirage, je lui sourie rouge soleil de Turquie, une lune écarlate, je ne me souviens plus…

 

le bizutage arrive, tous autour de la table ronde, pas chevalier du roi Arthur, nous devons nous rapprocher en jouant à Éole, l’école de la vie quoi comme l’on dit à Brest même… le jeu est simple comme un galet est rond ou un breton ivre et fier de son pâturage, fait de vert ou d’océan, une feuille de papier a rouler, nous devons presque nous embrasser, heureusement, maintenant que je connais son prénom Charlotte entre ses yeux tel un aigle fou de joie, je réponds aussi par de l’azur, nos lèvres se touchent presque jamais je n’aurai accepté de faire cette idiotie si la personne à mes cotées ne me plaisait pas pas question de sensibilité, et d’intimité, mais là oups, un ange passe, un vrai cette fois ci, pas un navire de pacotille, on se prête au jeu, oubliant le temps qui compose et décompose la nuit et ce truc que je sais insensé en toute les langue, le mot nuit, est un N suivit du symbole de l’infini le Huit, nos visages s’envisagent, l’envie de l’embrasser, pas encore l’envie de l’embraser, de toucher ses reins, rien, pas même l’idée de tenir ses hanche et de jouer au saxophone, je ne boude pas le plaisir exquis d’entrer en plénitude et savoir l’instant présent, chute de le feuille, zut et flut ! Je me fige, je me recule, ne pense pas à la rime qui s’ensuit, et fait semblant d’écouter le chef de la tribu, qui curieusement porte le même prénom que moi, son discours je n’en aie aucun souvenir, je suis monté comme un serin, une petit zizi, or, ce dernier monte en arc en ciel, un peu comme celui qui par miracle est venu sur ma peau, un jour de beau temps, entre deux tempête sur l’île de Ouessant au phare du Créac’h, la réverbération avait sidéré ma voisine, un arc en ciel sur le visage, chose peu probable moi devenu un sac vide, bientôt trentenaire jamais je n’avais vu ce modèle de joie, l’Apollon lorgnait sur elle, moi j’étais un capitaine à la dérive amoureux, pour la première fois d’un sourire, j’ignorais que les ailes de l’Amour peuvent être plus vorace qu’un chacal, ou un albatros et faire un mal atroce, sans substance illicite, pas d’absinthe sur la route plus un doute, devenu en une fraction de seconde un mouton , j’entrais en extase, totalement conquis et je ne parlait pas l’espagnole ! Ni l’épagneul !

 

Le lendemain, le car arrive, les adolescents débarquent sur cette presqu’île de Gavres un fond sonore s’introduit dans notre quotidien, drôle de planète que l’adolescence les filles ne regardent que l’apollon, le véliplanchiste qui m’accompagne, sans comprendre la raison, car je ne sais pas vraiment ce que charlotte fait comme activité, elle disparaît deux jours par semaine, alors la je deviens terne, le soir j’invente des jeux et j’attends comme un bois sans soif sont retour d’où, je l’ignore, et de plus j’apprendrais plus tard que sur l’île de Groix, son mac est là, et la baise, dirais-je insidieusement moi qui n’arrive pas a l’oublier, je ressens durant ce laps de temps, un manque, une essence un parfum de bonne humeur qui oiseau de mauvaise augure s’envole, l’apollon recueil auprès du publique féminin tous les suffrages une vrai dictateur, gauler comme un dieu il savoure, je ne le savait pas épris de la même fille que moi, mais tête basse, bâtard, que je suis laquer, je travaillais pour ne pas goûter à l’odeur de sa peau, je montais dans la salle au jeu de la feuille de papier à rouler, attendant de voir si elle se trouvait là, es jours passaient tel l’ail des ours, je cherchais ma rousse, ignorant totalement, le fait que cette bombe atomique avait des atomes crochu sur l’autre versant de la presqu’île, que le soir venu, elle docile se posait nue, et s’envoyait en l’air pendant que je manquais d’oxygène sur la base de cette colonie de vacance heureusement que j’adore la mer et délivrer des cours de voile à la carte s’il vous plaît, comme cela les filles réalisaient leur fantasme en voyant ce corps, ce torse d’athlète quand moi je portait à la ceinture, une bouée de sauvetage, un bébé Kro ! Mon binôme habitué au regard délice n’était pas au supplice, j’ignorais cependant qu’il désirait celle qui jonglait, habile de ses deux mains, et furieuse comme un vent violent de ne pas avoir assez de dextérité pour entrer dans sa passion, sa seconde passion, le cirque. Un mois même de juillet passe vite et non seulement nous étions dans le même circuit de sport de glisse, la planche à voile, et sur un enjeu de taille la miss ensorcelante aux regard étincelle, une déesse, une muse si je savais écrire, sans ce talent, doué « for nothing » et pour moi une drague est un objet qui traîne au cul d’un bateau, muet, mon silence se trouvait dans mon regard gris ciel, mais on m’avait dis les yeux dans les yeux dan sla rue jean-Jaurès, que je ne possédais que ce charme doc, loin d’être prince, je ne me pinçait pas, le temps, devenaient orage étrange, la fin du séjours arriver a son terme et là, je vie quoi l’apollon ôter son masque d’indifférence et monter en char d’assaut à l’attaque sur mon rêve, celui que je n’osais même pas faire !

 

Un soir de quartier libre, nous allons tous nous réunir dans un bar après l’heure fatidique des dix heure, quand les enfants entraient dans les tentes, trop timide pour dévoiler ma flamme, trop de complexe j’allais m’asseoir à la table, en fasse de mon incendie, j’aurai voulu être pyromane et l’allumer, je ne voyais pas sous la table le jeu de pied, entre les deux beaux gosses, l’Apollon à l’attaque, envisager une nuit endiablé, sans avocat pour le troubler, moi cavalier sans monture, je buvais la tasse, un diabolo fraise trop fatigué pour le houblon, je laissais le beau blond faire la course en tête à queue n’ayant pas cette appendice allumé, si peu de testostérone en ma personne, jeu de main, jeu de vilain ce canard n’était pas de glace et narcisse son miroir il allait au chardon, son combat devenait visible et pas encore risible, je le voyais jouer ! Et comme d’habitude depuis ma présence au mois d’Août sur la planète Terre, je perdais allure et pédale, ne comprenant rien au réel plaisir de la séduction, à l’agonie, que j’étais si loin du paradis de la Patagonie, je croyais qu’il allait arriver a mettre un terme, une fermeture éclaire, à mon désir d’aile celui de convoler à pied, à dos de chameau, en pédalo me perdre sur le mappemonde en compagnie de ma miss, perdu, je tirer le rideau, mes rides se voyaient, et les autres au porto, riant de bon cœur, moi mon corps, se fendait, écorché vif, au saint-supplice, je fuyais tous les regards qui convergeaient vers moi, et naviguer en terrain trop connu de la morosité, presque certains qu’il allaient finir la soirée l’un dans l’autre, je ne voulais pas voir un baiser même voler moi qui aime tant les oiseaux, dans la lune comme l’oiseau-lune d’Aristote, je subissais la torture de voir que la jolie monture irait canon comme elle est vers l’apollon et décoller !

 

Une heure du matin, l’équipe rentre au camp, remplie d’amertume, j’ai fait le plein et mes yeux sont ternes, j’allais ma coucher dans la tente des moniteurs de sexe mâle et j’avais mal, paumé par ce coup de vent comme une paruline rayé sorti de son nid un jour de tempête, je me retrouvais coincé dans ma bulle, la larme à l’œil, épris de cette dame je ramais, je me sentais pas tourterelle auprès d’elle pourtant d’habitude nous avions le regard complice ! l’apollon tout sourire sûr de conquérir son terrain de jeu favori le cul de cette femelle, avait la mâchoire carnassière, et se sentait chevalier oiseau voleur de cœur, il allait la dévorer sûr et certains de son effet ! Il restait quelques bières et sur la route de toilettes, là auprès de notre tente, Charlotte me fit une confidence, elle me dit doucement et je fis semblant de ne pas comprendre que les grand sont tous con, ayant une tête de plus que moi, je n’était pas dans son collimateur, mateur et amateur de nudité à mes heures perdues, j’avais trop peur d’elle, et au lieu de dormir, je fis un effort sur-humain, allez au festin ! Le cercle se format, et la miss charlotte avait les mains piqués par les moustiques, prévoyante, elle avait une crème pour sa blessure, les morsures de ses bienfaiteurs ! Il se tenait proche de sa proie, assis auprès d’elle, quand je vie ses blessure, ange gardien je voulu lui saisir la main pour l’aider a passer sa douleur de ses piqûres de moustiques, un geste anodin qui fit son effet, un recul, pas une adonnante, un refus catégorique, vexé par ce refus, ma surprise fut encore pus grande quand elle m’offrit ses lèvres, on s’embrassa, la troupe, aimable ne dis mot et s’en alla, nous laissant nous dévorer, l’un l’autre, ns langue tournait , sa salive avait un parfum de miel, et j’allai main dans la main dans la tente de sexe femelle, sur sa couche faire l’Amour, une mise à nu rapide sa main sur mon érection elle me glissa dans son antre entre ses jambes ouvertes sans rien comprendre, je venais comme une marée montante dans son sexe, humide et si doux, notre plaisir commun, se sentait le lit de camp grinçait sous mes coup de reins sans frein, j’étais en rut, droit comme un y , j’en revenais pas pour ne pas déranger plus les autre convives sous la tente, elle retenait ses soupirs, mais ne masquait pas son plaisir d’aller tête renversée me sucer mon appendice, tout étourdie par ce jeu de corps, mon cortex niveau zéro jouissais, sans puissance, j’ignore si la nuit fut courte tant elle fut belle, u peu plus tard, l’apollon refusant d’être sans dame, se prenait la tête préservatif sous le même toit, un conflit qui fusait en notre seing, dans notre sang entremêlé, une rivière, un aber au pays du Léon, revenait à l’assaut, je ne jouissais pas, me sentant si heureux, comme quand gamin, je réalisais, le meilleur jet d’ardoise en ricochet !

 

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