Au Cameroun, autant l’urgence du retour à la paix et au dialogue dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest apparaissent d’une importance vitale pour le pays, autant le soutien et l’accompagnement de cette opération s’entendent-ils naturellement pour les favoriser.

Actuellement, sous l’impulsion de certains acteurs et dans le souci d’engager une démarche qualité, les réseaux d’accompagnement mènent une réflexion en vue d’une coordination et d’une harmonisation de leurs activités, afin de d’organiser un dialogue national. Par ailleurs, le nombre d’intervenants devient grandissant, ce qui pose une problématique concurrentielle à terme, renforçant par là même la nécessité d’une reconnaissance et d’un positionnement des « accompagnateurs ».

Lors de sa récente mission d’apaisement de la crise qu’il a effectué dans le Sud-Ouest du pays, région en proie à la crise sécessionniste, Joseph Dion Ngute, le Premier Ministre camerounais a réitéré publiquement l’appel du Président Paul Biya, qui, dans son discours à la Nation le 31 décembre 2018 s’est dit une fois de plus ouvert au dialogue.

En réponse à cet appel, l’Observatoire du Développement Sociétal(ODS) s’est proposé officiellement de créer un cadre de dialogue puis de discussion sincère et fiable à travers l’organisation des assises nationales de dialogue.

Selon des sources proches du dossier à la primature, « l’ODS a sollicité l’accompagnement du gouvernement en vue de la sécurisation des participants et le financements des assises nationales de dialogue ».

Cette Ong qui bénéficie déjà du soutien de l’ambassade de Russie au Cameroun  aurait dressé la liste des membres présumés du comité des sages ; la liste des membres présumés du comité d’accompagnement stratégique et un budget conséquent pour la tenue des assises.

« Alors que le dossier était parti en procédure d’urgence dans le cabinet du Premier Ministre, un Haut cadre de ce service n’ayant trouvé sa quotte part dans le dossier s’est assis dessus depuis le 21 juin 2019 » ; indique une source proche des services. La même source renseigne que sa hiérarchie aurait déclaré qu’ : « Il n’y a pas d’urgence pour le retour à la paix dans les régions anglophones ».Une déclaration grave si elle s’avérait fonder. Au  du cabinet du Premier Ministre, certains agents regrettent sous cape, l’attitude de certains hauts cadre de la Primature, à multiplier des manœuvres pour torpiller certains dossiers quand ils ne réussissent pas à positionner leurs personnes liges. Le cas du dossier d’accompagnement pour l’organisation des Assises Nationales du Dialogue par l’Observatoire du Développement Sociétal (ODS) vient une fois de plus présenter au monde, la face hideuse d’une administration camerounaise plombée par la corruption et le népotisme. Affaire à suivre.

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