Avec CICR / Alex L. Mbah

« Je travaillais dans une société de transit mais aujourd’hui il n’y a plus de route … à cause de la guerre », nous confie-t-il attristé. Chef d’une famille riche de 16 personnes, cet ancien agent de transit reconvertit en agriculteur a pu survivre grâce à de l’assistance humanitaire. « J’ai adopté les enfants de ma tante dont le père est décédé, elle-même ayant été enlevée par un groupe armé. Ma maison a été brûlée et j’ai perdu mes terres. Si je rentre, je n’aurais plus où vivre. »

Au sujet de l’assistance humanitaire, il nous confie : « J’ai reçu des semences de sorgho, de gombo et de haricots ; j’ai également reçu des transferts d’argent. » La veille, dans le cadre d’un programme de distribution d’outils à près de 50 groupements constitués de plus de 750 agriculteurs, Moustapha a reçu du matériel agricole neuf. C’est fièrement qu’il nous montre les pelles, houes et autres matériels dont lui et son groupement ont bénéficié. Ce nouveau matériel va remplacer les outils usés devenus dangereux au fil du temps. Moustapha avoue que l’utilisation de ces vieux outils a déjà causé des accidents et des blessures dans le passé.

À travers ce programme de distribution d’outils aratoires, nous souhaitons améliorer la sécurité économique des populations affectées par les violences dans le bassin du lac Tchad. De plus, nous distribuons des semences et de l’engrais pour favoriser les bonnes récoltes. En 2017, c’est plus de 220 tonnes de semences (maïs, niébé, sorgho, riz et gombo) et d’engrais qui ont été distribuées à plus de 4 700 ménages.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here