Par DANGA Jocelyn & jean-françois joubert

Des étoiles évanescentes hantent le ciel, deux grues absente vole ailleurs que dans mes songes, ma vie devient un tableau en marche arrière, j’aime le non sens, le nom son, le canon de l’absence, pas cette lettre minuscule qui n’arrivera jamais au port, j’arpente une côte celle de survivance, pas d’esprit vivace, lentement, je crève, un jour j’irai de l’autre bords voir la croix du Sud, et aime pas les fleurs du mal, juste la rose des vents, je naviguerai ailleurs que sur la toile, mettrais les voiles et l’embrun sur mon teint brun me donnera un zeste d’enfance, rêve ultime se fiancer à la mer, sans y apposer une seul note de mystère, juste pour m’y perdre et trouver enfin un Horizon : Nature moite, le tableau s’allume, la vie dans le jardin chasse l’enclume de la nuit. Surprise de l’enfant qui rivière cherche son trésor, l’éveil des cinq sens !

 Amazonie, ma folie !

L’avion survolait la verdure,  au dessus de la canopée, je quittai Maripasoula, retour en métropole, touché par une larme, cette larme issu de nos efforts communs, et la rencontre entre  un homme aux yeux bleu Océan au corps gras et un gardien des secrets de la forêt Amazonienne, une force de la Nature. Un trou d’air, peu à l’aise dans ses oiseaux de feu, autour de ma personne tous les passagers étaient pliés en deux, priant, je ne sais quel dieu ! Moi, qui respirais enfin, rien que par le simple fait d’être sorti vivant de cet univers, vert, et hostile, où une simple feuille peu vous anéantir. Je respirai plus, non plus. Pas peu fier, de ma place, juste aux côtés du hublot donnant sur les ailes, je croyais rentrer paisiblement à Cayenne, et retrouver Paris, pas sa tour Eiffel, ni Montmartre, mais Montparnasse et aller rechercher l’air iodé de ma Bretagne natale. Fini, le son des crapauds qui croassaient tel l’alarme du ponant, j’allai retrouver la grisaille de ma ville de Brest, son port, et ses voiliers. Un gâteau cette route ; un Paris-Brest retour au bercail après cet évasion, courte mais qui restera un marqueur indélébile dans ma mémoire. Ah souvenir souvenir du pays du Léon, je vie dans un aber, un des trois du pays des abers, Wrac’h, Benoît, et Ildut, l’inconnu du bataillon de ce bras de mer qui rencontre amoureusement une rivière. La vase, je connaissais, le sable absent sur la plage du café du port, restait le moment sacré où une vielle gabarre, le Rumengol, « Notre dame du Rumangol », s’il vous plaît ! si je ne trompe pas de nom de gabare, c’est elle qui apportait des tonnes de sable, donc de l’or en barre. Petit, je savais cela que le sable contenait des fines particule d’or mais mon or à moi étaient les algues, laminaire à extraire qui rythmait la zone de l’été, les vacances et mon poste d’aide moniteur aux « Briseurs d’écumes » le club de la paroisse, Lanildut. Je viens du quartier du bot proche de Saint-Marc, pas d’eau, pas de piscine, alors quand mes parents décident de revenir au nid, au lit de notre famille, au café Joubert de mon grand-père, berceau de mon père, j’ignore où je met les pieds,  du haut de ma cellule grise maintenant je peux et désir affirmer que cette enfance était simple, et simplement un Paradis ! L’école, après la classe sur la cale du café du port, la village vivait au rythme des marées, sept mètre de marnage, l’estran qui découvrait tant que nous attendions, la sonnerie de fin de cours, un période de jeunesse d’imbécile heureux, pas de questionnement et surtout les bains, les cris des copains, et copines, le jeu de la capsule, versus tour de France, où encore la pêche aux crabes vert, ou rouge, incomestible, qui nous divertissait, on plongeait sans masque à la chasse du champion, j’avais huit ans, heureux, juste heureux de voir le vent caresser les pins maritimes, le vent soulever les bateaux et les expédier sans timbre dans des champs aux abords de la rivière. Et là, je suis dans un avion place du hublot, je me demande si je vais terminer mon aventure en Guyane tant les ailes tremble et que le trou d’air et mes compagnons de voyage alimentent sans le faire exprès, mon désarroi et ma peur, un trou d’air, finir dans les bois sans parachute, voilà ce qui m’effrayai, un tour d’horizon, les gens, les femmes sont toutes la tête sur les genoux, courbée en deux, le cockpit est ouvert, je regarde l’équipage, ils doivent connaître l’appareil ou leur affaire, rien, aucun signaux de peur, pas de panique, ils rigolent, je contrôle à bâbord l’aile, elle bat de l’aile pourvu qu’elle n’atteint pas son point de rupture ! J’ai peur, mais conserve un contrôle de surface, sacré destin, je pense qu’on n’y peut rien !Mais comment, je suis arrivé là ?Voilà, le début de mon histoire…

Quelques années plus tôt, une multitude en fait, j’habite au 45 route de l’aber, la plus vielle maison du village, nous ne vivons plus au « Gulf-Stream » signature de mon père, marin d’état qui durant le cours de sa vaste vie a arpenté le monde sans voir souvent sa famille, ses six enfants, et viens d’acheter le lieu où il est né. Je ne connais rien de l’histoire de mes parents, de ma famille, et encore moins la grande Histoire, simple d’esprit. Moi, tout simplement je suis, je suis habitué à être le dernier, mais pas choyé, juste oublié, maman à le regard absent. Elle n’y peu rien c’est sa nature profonde un vrai spectacle vivant, maman. Là, je n’ai pas encore dix-huit ans, je passe mon temps libre à jouer, Football, tennis, tennis de table, vélo, voile légère, sportif dans l’âme, ma chambre, le grenier aux larges poutres usées par des parasites racontent le temps, l’âge du village, l’âme de la dame du Saint Ildut, Ce grenier est mon refuge face aux contrariétés du quotidien, et les livres m’aèrent sous ce toit d’ardoise bleu, et ses larges murs de granit, j’ai même vu Roger, le marin, mon père écoper sa maison jour de grande marée, nous sommes tous là, à rire en voyant les voitures qui prennent le risque de se noyer, nous n’avons pas d’autre route pour aller vers l’Amoco Cadiz, sur la route touristique, couleur et saveur vert émeraude large bande de dune où on promène chien et habitude du dimanche, la balade auprès des rochers comme les goémoniers chasseurs de warec’h qui prennent des risques insensés en mer agité franc bords à fleur d’eau, leur tirant d’air est si faible qu’une vaguelette plus haute que les autre provoquerai une carène liquide, et le bateau sombrerait en quelques secondes, mais ce sont des as, ses mecs là, ils entrent au port rapidement car ils ne  possèdent que quelques minutes à la queue le le leu pour décharger, les longues et lourds algues laminaires arraché au sol par leurs scoubidous, jeune j’étais très loin d’admirer leur travail, maintenant si…

On change, tout change avec le temps, revenons à ce rare instant de communion au cœur du village de l’Aber-Ildut, spectacle d’inondation, pas d’alerte rouge, on rie, on s’amuse, se gausse, crie, applaudie ses gens qui forcent pas le respect mais le passage pour quitter l’aber et ses pierres de corsaires pour y aller vers ce lieu, la route touristique, où un jour en 1978 ce pétrolier « l’Amoco  Cadiz» et ses cuves pleine de pétrole, tuant, faune et flore, reste des zestes de cette catastrophe sur le bords de mer, dingue cette odeur de gaz qui nous a tous chamboulé breton que nous sommes, quand il c’est échoué le gaz n’était pas inodore, et l’armée venait aider la colonie de bénévoles qui nettoyait cette scène de crime majestueux, car de vaste ampleur, la mer d’Iroise était « marais » noire, un grand bassin où le pétrole se promenait, seulement attendu par des colonies de boudin jaune à l’entrée des ports comme garde-barrière de nos fleurs de dune. Je cesse cette courte digression de ma génération, et reviens sur ce jour où les l’Aberois unis dans les années quatre-vingt, et insouciant, observaient, comme je manque de vocabulaire et aussi de verbes, une commune unie en se gaussant des voitures de passage, pas sage, j’en abuse de ce jeu de mot, en forçant la Nature, l’eau de mer, car pour se rendre plus loin, pour sortir du trou perdu de mon enfance, la route, est une ligne droite esthétique parfois et aux embruns qui décollent les jours où tempête le ciel, Melon, Porspoder, Landunvez, Portsall, la côte quoi ! une paire de bottes et un être se transforme sur pellicule en Jézusse, ah Gilles Deleuze avait raison, le temps sur pellicule prends sa force, sa toute puissance en étant puissant longtemps après la prise de vu, souvenirs, souvenirs…  Jézusse l’homme qui traîne sa carcasse sur sa croix dans la cuisine, de Suzanne, ma mère, croyante mais de quoi ? J’ai jamais compris, sa foie, elle avait si peur que je me dis aujourd’hui que je porte ses angoisses, mais aussi le silence de mon papa. Le trésor de ma vie, une promenade efficace en mer d’Iroise, l’aber donne sur Ouessant et Molène, pas très loin des roches «  Les Linioux » mon être profond a peur d’avoir perdu le bon sens, oui, je crois que ses rochers qui se lèvent à l’horizon pas très loin du lieu, cette tourelle, rouge, sang, où l’on voit une file indienne de petit bateaux de pêche à la file indienne, pas sûr du nom de ses roches, je doute, vous comprendrez que le doute est une infime partie de ma triste personne elles sont pas très loin du phare du four, par contre je sais où mon père a posé ses casiers, enfin si, mais je ne dirais pas où, juste qu’il s’agit d’ un lieu où j’ai perdu de nombreux ailerons, pas de requins, mais de mes planches à voile car j’aimai perdre le contrôle de cet engin de plage, en glissant, en spleen-out, un dérapage improvisé, je traçais ma route en allant sciemment sur la zone noire, celle au-dessus de la caillasse et des algues créer une sensation extrême celle d’un dérapage que je devais contrôler. Cet année là, je battais deux records, celui de ne pas passer en première, et redoubler pour la troisième fois, et puis peu soucieux du matériel de mon ovni, mon jeu préférais, le windsurf comme le dise les anglophones. . Un jour, alors que je grimpais l’escalier allant aux toilettes, la salle de bain, tenait à peine tant le bois était pourrie, la maison déjà partait en déliquescence, quand je remarquai que le téléphone sonnait Caroline, ma  sœur venait de me faire oncle, Quentin, son prénom, et m’invitait au lycée Jules Verne sur la ville de Nantes, je devais réfléchir vite, lui donner une réponse, elle était marié à Philippe que je ne connaissais pas encore, car le jour de leur mariage, un vent de demoiselle,une pétole comme dise les marins avait eu pour effet de me retenir sur un petit voilier dans la rivière de mon sang, ce lieu hantait par ma famille depuis que mon arrière-grand-père fut venu de Combourg,  la bien nommée, en île-et-vilaine, pour tailler des blocs de granit dans la carrière, au lac, et le mystère de la guerre de trente-neuf quarante-cinq et cette avion sous l’eau, et ce panneau attention danger. Je saisie le combiné, me posa sa question, réfléchie un instant, et pris une décision qui me changea ma route vraie, mon destin, oui, je veux bien tenter de finir mes études dans une grande ville, Nantes.

Rue Jean-jacques Rousseau, Caroline, Phillipe, et le nourrisson Quentin m’accueillent vraiment bien, conservant une pleine liberté, et ayant dans ses vieux murs de l’appartement qu’il louaient, une mezzanine au dessus de la cuisine. J’aime les combes, c’est ma nature profonde, alors je dors bien. L’été est passé, je me rappelle plus comment j’ai rejoint Nantes, en train, voiture, aujourd’hui, je l’ignore tout comme ce droit de sel, et le mariage de Anne de Bretagne au Roi de France, comme à la loterie, je ne connais pas le numéro gagnant. Au téléphone, j’ai dis Oui ! Par ce simple mot, j’ai changé ma route, mon arbre de la connaissance est resté nu, celui généalogique est resté le même, mais moi j’ai fait un choix d’adulte, j’ai dis Oui. Pourquoi ? Simplement,  car en mille neuf cent quatre vingt sept  je me sentais mal dans ma peau hors de l’eau, je n’avais aucun autre objectif que le jeu sur l’Océan, ma tignasse d’écervelé aimant le vent ! J’ai dis, Oui, pour ne pas finir ma vie comme l’on dit par ici, une expression du cru, comme un plouc ! Je me suis dis en écoutant la proposition de ma sœur Caroline, que j’allai découvrir la vie d’une grande ville, sans même savoir que Nantes était et reste un sujet de débat pour les bretons et les bretonnants, et ceux qui sont contre ce fait historique que sa maison à la Duchesse Anne est majestueuse derrière le «  quartier Decret », suite de magasins et mairie, un petit cinéma d’auteur, alternatif comme la musique qui circule dans les nombreux festivals de la région, et la gare de la ville, se trouve le château !

Majestueux !

Une bien bel demeure, un beau bâtiment, un bout d’Histoire, et derrière cela une femme de caractère comme le château fierté des Nantais, muet mais imposant !

Je me souviens de ma première impression, en allant place du commerce dépassant le passage Pommeraye, sans le voir, ni e savoir, et son bien bel et beau escalier masqué par des galeries de beaux habits, je passai devant un étalage qui me donnait envie celui d’une boulangerie, avant t’atteindre la royale Lion sculpté de la place du même nom, magnificence de la place Royale et sa fontaine, je me souviens de ce sentiment d’être, de bien-être comme si en marchant ce matin-là avant la cloche de la sonnerie de mon lycée, une plénitude m’accompagnait comme si je connaissais s cette ville, un vent bien paresseux inondé la scène, il se dégageait un esprit, oui, de plénitude, ce doit être le bon mot, pour ce qui est de ce sentiment en marchant dans les artères de cette ville aux rue moyenâgeuse, rien à voir avec la blessure de Brest, ville rasé par les bombes en fin de guerre et qui reconstruit de façon Stalinienne n’offre aux premiers abords pas de cœur, le cœur est à l’intérieur de l’Humain chez les ty zef ! Ou pas. Faut pas exagérer, non plus, on trouve des ordure à la campagne comme dans la ville et pas simplement ménagère, trêve de digression ! Je marchai sur un pied d’estale en Histoire de France et je l’ignorai totalement, en y posant bagage un laps de temps de cinq an, une escale a proximité de l’Erdre qui visuellement parlant ne remplacera jamais le cours d’eau de l’Aber-Ildut.

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