Les Scoops d’Afrique : Monsieur le Maire, comment se manifeste aujourd’hui l’intégration sous-régionale dans la ville stratégique d’Ambam, depuis que les chefs d’Etats des six pays de la Cemac ont pris des résolutions allant dans l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens pour les ressortissants de la zone communautaire ?

Hyacinthe Mba Mbo : Oui, je vous remercie et me réjouis du fait que vous considériez Ambam comme un territoire stratégique parce qu’effectivement, en ma qualité de chef de l’exécutif de cette municipalité, à mon arrivée, je me suis fixé justement pour objectif

Hyacinthe Mba Mbo,Maire de la commune d’Ambam et Promoteur du Festival Mvet-Oyeng

stratégique de faire d’Ambam, un pôle d’intégration sous régional CEMAC pour promouvoir la libre circulation des personnes et des biens, pour consolider le processus d’intégration régionale en Afrique Centrale. Alors, cela a été mis et c’est ressorti de façon récurrente dans mes différents discours et différentes interventions au cours de plusieurs cérémonies officielles impliquant notamment les membres du gouvernement, des pouvoirs publics dans leur globalité. Et je dirais que cet appel a été favorablement accueilli au niveau du Cameroun, parce qu’aujourd’hui, l’Etat du Cameroun a créé tout un programme qui fait l’objet d’un décret du premier ministre, chef du gouvernement après l’onction du chef de l’Etat .Il s’agit bien du Programme de développement Intégré de la zone des trois frontières Cameroun-Gabon-Guinée Equatoriale. Par la suite, nous avons été tous témoins de ce qui s’est passé en 2017 .Vous avez vu l’ensemble des chefs d’Etats  de la sous-région Cemac faire des avancées en matière de libre circulation des personnes et des biens à travers la suppression de la formalité de visas d’entrée pour les ressortissants de la zone communautaire .Aux jours d’aujourd’hui, les six pays de la Cemac  ont déjà signé cette formalité là de suppression de visas d’entrée pour tous les ressortissants de la Cemac. En principe, il est déjà possible de se déplacer sans visas de part et d’autre .Mais il en demeure pas moins que quelques réticences peuvent s’observer çà et là de la part de ces Etats là. Mais, il y a nuance pas au niveau central. Mais, au niveau local, notamment ceux-là des autorités locales, des forces de maintient de l’ordre qui sont en charge de l’application effective de ces mesures de libre circulation de personnes et des biens. C’est à ce titre que la municipalité d’Ambam, notamment en faveur de la décentralisation à la camerounaise qui a transféré un certain nombre de compétence au niveau des municipalités entre autre dans le domaine de l’agriculture, de l’économie, du sport, du social, la culture …nous avons mis en place deux festivals. Alors, il y a ce qu’on appelle « Festival Gospel  des trois frontières » que nous organisons chaque année dans le sciage de la célébration de la journée mondiale du chant chorale institué par l’UNESCO. Ce festival Gospel des trois frontières, a pour objectif de sensibiliser à travers le chant choral, des acteurs chargés d’implémenter le processus d’intégration à travers la libre circulation des personnes et des biens. C’est-à-dire des forces de maintien de l’ordre et des autorités locales au niveau des frontières. Un second projet intégrateur mis en place par la municipalité d’Ambam est donc ce grand regroupement des peuples Ekang ressortissants des quatre pays sur six que compte la Cemac .Il s’agit du « Festival Mvet-Oyeng » qui est le festival culturel des peuples Ekang. Il s’agit également de la promotion de la libre circulation des personnes et des biens, la promotion de l’intégration en zone Cemac à travers donc la culture. C’est un festival qui permet aux peuples Ekang du Cameroun, du Gabon, de la Guinée Equatoriale et du Congo Brazzaville de se retrouver dans la ville d’Ambam au Cameroun  pour exposer leur savoir-faire culturel et artisanal.

Monsieur le Maire, on se rappelle que la première édition du Festival Mvet-Oyen g s’est tenue au Cameroun. La seconde annoncée vat également se tenir  toujours à Ambam au Cameroun. Pourquoi n’avoir pas pensé à la délocalisation pour cette seconde édition ?

 Je voudrais vous avouer qu’en ma qualité de concepteur du projet, initialement, l’idée que j’avais en tête c’est de faire de ce festival, l’identité remarquable de la ville d’Ambam. C’est à dire quant on parle de Festival Mvet-Oyeng, festival des peuples Ekang, qu’on voiye la ville d’Ambam. A peu près comme le Fespaco à  Ouagadougou au Burkina-Faso. Lorsqu’on dit Fespaco, même les camerounais, tout le monde sait qu’on va à Ouagadougou. C’était çà l’idée originelle. Il se trouve qu’à la première édition, qui s’est soldé avec un succès éclatant, nos voisins notamment le Gabon et la Guinée Equatoriale, ont suggéré aux initiateurs du projet que nous sommes, la rotation .On avait eu quelques discussions où on leur faisait comprendre qu’il fallait d’abord consolider le projet. Mais vous savez, nous faisons aussi de la diplomatie. Au terme des ces discussions là, nous sommes tombés d’accord pour la rotation. Alors, la prochaine édition qui devait se tenir en Guinée Équatoriale, malheureusement n’a pas eu lieu .L’autre édition qui devait se tenir au Gabon n’a pas eu lieu. Nous revenons à Ambam parce que les autres  n’ont pas pu. Ils ont voulu que nous partions d’Ambam pour aller organiser pour chez eux, nous avons trouvé cela un peu compliqué pour nous. On a dit qu’on ne pouvait pas aussi. Car, il est plus facile pour nous d’organiser étant dans notre pays. Nous avons nos autorités qui nous accompagnent. Nous ne savons pas si, en allant dans un autre pays, les conditions seront les mêmes. Parce que nous nous bénéficions déjà de l’accompagnement de nos pouvoirs publics, le ministère des arts et de la culture et plusieurs départements ministériels .Donc, il faut capitaliser ces acquis. C’est pour cela que nous avons accusé un retard .Mais, je puis vous dire qu’aujourd’hui, tout le monde semble unanime que Ambam mérite d’être la capitale culturel du peuple Ekang de la sous-région Afrique Centrale.Ca rejoint donc, l’objectif stratégique de départ qui est que la ville d’Ambam soit un pole d’intégration de la sous-région Cemac. Mais, ce que nous faisons, pour que tout le monde se sente concerné, c’est que, nous créons pendant le festival une zone parfaitement intégrée. Cette zone de trois frontières, ce qui nous permet de loger  les gens à Ebebeyin en Guinée Equatoriale, à Bitam au Gabon. Alors, l’approche c’est quoi ? Ce que des festivaliers et des visiteurs qui viennent de Yaoundé, de Douala et même de la diaspora ; nous les logeons en Guinée-Equatoriale et à Bitam au Gabon. Maintenant, les Gabonais et des Equato-guinéens, nous les logeons à Ambam. Nous nous accordons avec des autorités locales en charge de la gestion des frontières, pour ouvrir totalement ces frontières à l’effet de présenter véritablement la libre circulation des personnes et des biens. Il y aura donc des navettes qui vont ramasser les festivaliers chaque matin, pour le site de l’évènement, et chaque soir, les mêmes navettes iront déposer chacun dans son lieu de résidence.

Qu’attendre de spécial au cours de cette seconde édition ?

La particularité de la prochaine édition ce que nous invitons le volet compétition. Au fil des années, parce que la première édition a été une édition expérimentale .Elle était consacrée uniquement à présenter les œuvres culturelles et artisanales. Maintenant, à la prochaine édition, nous avons intégré le volet compétition. Et nous avons placé les œuvres par catégorie, de manière à pouvoir primer trois prix, notamment : une médaille d’or, une médaille d’argent et une médaille de bronze .Donc, il y aura la compétition et les meilleurs vont remporter les prix. Et dans le même ordre d’idées, nous avons intégré les activités ludiques, à l’instar de l’élection Miss Ekang qui se déroule en deux phases : Une phase éliminatoire ou alors une phase de présélection, qui se déroule dans chaque pays. Cette phase là permet, de retenir dix belles filles dans chaque pays. Maintenant, pendant le festival, qui aura lieu du 08 au 20 juillet 2019, il y aura quarante filles, en raison de dix filles par chaque pays qui seront sur la ligne de départ. C’est à dire, dix camerounaises, dix gabonaises, dix équato-guinéennes et dix congolaises de Brazzaville. Et pendant le festival, nous allons procéder à l’élection Miss pour pouvoir sélectionner la plus belle fille Ekang.

Qui peut prendre part à ce festival ?

Alors, nous avons deux types de participants au festival Mvet-Oyeng des peuples Ekang. Nous avons d’abord les festivaliers. C’est-à-dire, les principaux concernés qui viendront présenter les œuvres que se soient culturelles ou artisanales. Ceux-là sont pris en charge par l’organisation en matière d’hébergement et de restauration. Maintenant, nous ouvrons nos portes à tous les visiteurs du monde entier, les touristes, qui veulent découvrir la zone des trois frontières en général et la ville d’Ambam en particulier. Les touristes, les visiteurs qui veulent découvrir la culture Ekang au nom du dialogue culturel ; sont attendus. Je voudrais d’ailleurs signaler qu’une délégation de la Cemac pendra part à la prochaine édition sous la conduite du directeur de la culture et le président de la commission de la Cemac pourra également assister  à la cérémonie d’ouverture et de clôture. Mais, nous avons déjà eu la confirmation du coté de la communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale, qui sera bel et bien là. Pour me résumer, nous avons des festivaliers qui sont sélectionnés, nous avons aussi des visiteurs. Et, l’organisation apporte un accompagnement à ces visiteurs là en termes de réservations des hôtels, des invitations. Donc, pour ceux qui veulent prendre des visas pour venir à Ambam au Cameroun, le comité d’organisation pourrait leur venir en aide.

Monsieur le maire, la ville d’Ambam est-elle à mesure aujourd’hui, d’acceuillir plus de dix mille festivaliers ?

Je voudrais déjà vous dire que pour la seconde édition, nous attendons deux mille festivaliers. C’est à dire, ceux qui seront pris en charge par l’organisation. Et nous attendons deux millions de visiteurs du 08 au 20 juillet 2019.Alors, pour l’hébergement, nous avons opté pour un concept qui a été développé par l’Unesco, ce que nous appelons : l’hébergement chez l’habitant. Ce mode concerne surtout les groupes culturels et les artisanats. Ça voudrait dire que c’est les mêmes peuples Ekang qui ont les mêmes habitudes alimentaires, avec les mêmes noms de personnes, les mêmes noms de villages, pour les mettre ensemble, c’est très facile. Donc, nous allons repartir ces groupes là dans les différents villages. Maintenant pour les officiels : nous avons réquisitionnés des hôtels VIP capables d’accueillir même des chefs d’Etats. Nous avons à cet effet des hôtels cinq étoiles, quatre étoiles qui peuvent les accueillir. Nous allons promouvoir la libre circulation des personnes et des biens. Ce qui voudrait dire qu’en plus d’Ambam, où va se tenir le festival, nous allons loger les visiteurs, les touristes, les festivaliers dans la ville de Bitam au Gabon. Mais aussi dans la ville d’Ebebeyin en Guinée Equatoriale. Nous nous sommes accordés avec des autorités locales en charge de la gestion des frontières pour ouvrir totalement ces frontières à l’effet d’encourager la libre circulation totale  des personnes et des biens. Les cars navettes et coasters vont porter les gens de part et d’autre chaque jour de leur lieu de résidence au lieu du festival.

Monsieur le promoteur, d’où sortent concrètement les Ekang ?

Le peuple Ekang c’est ce que nous appelons globalement les Fang-Bétis. Et ce terme fang-béti c’est en quelque sorte un abus de langages. Vous allez dans le Littoral, on nous appelle « les Yaoundé ».Si vous allez à  l’Ouest, on nous appelle « les  Npkwaa ».Mais quand vous êtes dans notre zone, on parle de « Fang-Béti ».C’est à dire  les « màdjoe naa »  ou « metekat naa » ou « makat naa ».Il s’agit d’un peuple constitué de plusieurs groupes ethniques à savoir les fangs, les bulus, les Ntoumous, les Okak, les Vaèyis, les bétis c’est-à-dire la grande communauté béti dans son ensemble à savoir :les Etons, les Ewondos, les Mvélés, les Mbénés et les Nangas. Tout ce monde, nous les rencontrons parfois au Cameroun, dans les régions du Centre et du Sud. En Guinée Equatoriale, ils sont pratiquement dans tout le pays. Au Gabon, sept provinces sur neuf et au Congo Brazzaville, on les retrouve dans la région d’Ouesso et Owando. Tout ce monde, ce sont les Ekang. Avec le temps, nous allons étendre à ces Ekang là, car il se trouve que les Ekang vivent également en Angola et  au Sao Tome et Principe. Pour l’instant, nous n’avons pas encore eu l’occasion d’aller les rencontrer. Les recherches vont se poursuivre. Pour l’instant, c’est quatre parmi les six pays que compte la Cemac à savoir le Cameroun, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Congo Brazzaville.

J’ai pris la commune d’Ambam avec une dette énorme de 243 millions de FCFA. Aujourd’hui, cette dette a été totalement remboursée…

 Monsieur le Maire, à quelques mois de la fin de votre mandat prorogé par le président Paul Biya à la tête des municipalités au Cameroun, êtes-vous aujourd’hui prêts à repartir à la course pour un prochain mandat à la tête de la mairie d’Ambam? En clair, Seriez-vous encore candidat à la mairie d’Ambam ?

Merci pour cette question. Je  voudrais vous dire que je suis maire et à l’état actuel de la réglementation camerounaise, il n’est pas possible de devenir maire par soit même. La loi camerounaise a prévu qu’il faut être investi par un parti politique. C’est mon parti, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais(RDPC) qui m’a investi pour devenir maire de la ville d’Ambam. Et au nom de la discipline du parti, je me soumets aux décisions de ce parti là. C’est un parti qui promeut la jeunesse. Je suis bien placé pour le dire parce que j’ai été investi pour devenir maire et je suis devenu maire à l’âge de 33 ans. Ça voudrait dire qu’au sein du RDPC, on promeut la jeunesse. Par la suite, je suis devenu responsable d’un organe de base. C’est à dire la section RDPC. Pas l’organisation des jeunes ou des femmes, mais, comme au moment où je vous parle, je suis Président de la section RDPC Vallée du Ntem I à Ambam. C’est une démonstration que le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais est un parti inclusif, qui fait avec toutes les composantes et avec tout le monde et qui promeut la jeunesse  et qui promeut les femmes. Alors, si mon parti me permet encore de pouvoir postuler, je n’hésiterais un seul instant parce que je me suis décidé d’accompagner le président de la République, Chef de l’Etat Son Excellence Paul Biya, dans la mise en œuvre de ses différents programmes. On est parti de ses grandes ambitions aux grandes réalisations, mais là, nous sommes à la phase des grandes opportunités. Et dans cette phase des grandes opportunités, la décentralisation occupe une place de choix et j’estime que de par ma formation universitaire, je voudrais vous le dire, que je suis en doctorat en sciences politiques avec une spécialisation en politique publique de gouvernance. Ici, la décentralisation est au cœur de mon action. Je sais que le RDPC valorise aussi la compétence. Sur ce plan là, rien ne me permet d’affirmer aujourd’hui que je ne serai plus maire, je pense que mon parti va continuer à me faire jouer son rôle. Parce que le RDPC a pour rôle d’encadrer tous les camerounais sans exception. C’est cette politique que nous essayons de pratiquer au niveau local. Cette politique qui traduit la vision du Chef de l’Etat.

Monsieur le Maire, que retenir de vous comme Maire de la commune d’Ambam au moment où s’achève votre premier mandat à la tête de cette municipalité ?

Ce qu’on peut retenir de ma dernière mandature, ce que j’ai pris la commune d’Ambam avec une dette énorme de 243 millions de FCFA. Aujourd’hui, cette dette a été totalement remboursée. C’est une réalisation non visible. Parce que c’est de l’argent qu’on rembourse. Ce qui revient à dire que si la commune d’Ambam n’était pas endettée, je vous aurais montré une réalisation visible à hauteur de deux  cent quarante trois millions de Fcfa qui sait ? Peut-être cet argent remboursé aurait servi à  la construction du Palais Municipal des Congrès d’Ambam. Ambam étant un pôle d’intégration. Çà serait un palais international des congrès d’Ambam. Mais, comme il fallait rembourser la dette, j’ai privilégié le remboursement de la dette. Mais, il faut aussi dire qu’aujourd’hui, la ville d’Ambam a un hôtel de ville digne de ce nom. L’hôtel de ville ultra moderne d’Ambam  qui fait la fierté aussi bien des populations mais aussi  de tout le Cameroun. Parce que Ambam c’est la porte d’entrée du Cameroun. Un étranger qui arrive à Ambam s’arrête dans la ville rentre avec l’image  positive du Cameroun où il fait bon vivre. Maintenant, la coopération décentralisée n’est pas

Le maire sortant d’Ambam,Mr Hyacinthe Mba Mbo au cours d’une de ses multiples missions en Europe

en reste .La municipalité d’Ambam a noué des relations avec  certaines municipalités des Etats Unis d’Amérique mais aussi d’Europe. La ville de Northon ,grâce à l’accompagnement de l’ambassade des Etats Unis d’Amérique et l’ong  Peace corps des USA, nous a permis d’ouvrir une bibliothèque municipale qui est aujourd’hui garnie de 20 mille livres ,mais aussi d’un matériel informatique haut de gamme. La coopération avec des organismes de développement, à travers l’Agence Française de Développement,  le PNDP qui avait financé la construction d’un entrepôt pour le stockage des produits agricoles. Avec des partenaires gouvernementaux, je voudrais parler du Minduh, nous avons pu réaliser la place de la paix et de l’intégration sous-régionale, mais également l’avenue de la préfecture où vous pouvez apercevoir des trottoirs avec des pavées.C’est une œuvre de la municipalité d’Ambam, avec le Ministère du développement urbain et de l’habitat. Nous allons poursuivre. Aux jours d’aujourd’hui, le personnel communal n’a pas d’arriérés de salaire. La commune a épongé sa dette. Je voudrais rappeler qu’à mon arrivée, j’ai trouvé le personnel avec neuf mois d’arriérés de salaire. A ce jour, la commune d’Ambam n’a aucun arriéré de salaire vis-à-vis de son personnel. Nous allons poursuivre autant que faire ce peu. Nous allons passer au programme des grandes opportunités. Nous allons passer aux projets de seconde génération notamment les logements sociaux. Nous projetons aussi la construction d’un complexe municipal interuniversitaire dans la ville d’Ambam et plusieurs autres projets que je dévoilerais au fur et à mesure./.

 

 

 

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