Avec Paul Chouta

Le député et son comité d’organisation voulaient  au forceps, faire sortir du LaakamTCHIHOU TAYO. L’intervention du sous-préfet qui s’y est rendu samedi matin 13 avril 2019, mettre tout le monde hors de la chefferie avant de  sceller le palais traditionnel ; a été mal apprécié par le député. Informé, l’honorable DATOUO est venu en cascade intimider le chef terre qui est resté à la chefferie toute la journée.N’ayant pas pu l’intimider, Théodore DATOUO menacera d’en découdre avec lui comme le justifie l’extrait audio  en notre possession.Pour finir, cette sortie du Laakam n’a pas eu lieu ce 13 avril or celle du Roi Ngambou KEMAYOU Maurice a eu lieu le 9 avril 2019. Toute chose qui a poussé le député à programmer celui de son filleul ; ce jour du samedi 13 avril.

Aux origines d’une guerre de succession
En effet, le roi Paul-Bernard KEMAYOU meurt en exil forcé en 1985. Un régent au nom de DJOMO Christophe qui avait un fils adoptif au nom de KEZEMBOU Marcel prend le trône. Quand le régent meurt, son fils adoptif KEZEMBOU MARCEL le remplace parce-que les enfants de DJOMO étaient trop jeunes. Par la suite, il prend le goût du  pouvoir. C’est ainsi qu’il modifie son acte de naissance et fait un acte au nom de TAYO Marcel et décide de confisquer le pouvoir. Refusant d’accepter le fait qu’il est à la chefferie pour un temps. Commence alors la traque contre tous les enfants KEMAYOU et les notables restés fideles à ce dernier.
Quelques années après, le roi KEMAYOU meurt empoisonné en Guinée Conakry. La famille décide d’engager des procédures pour rapatrier ses restes, surtout qu’il y avait des décrets réhabilitant les exilés politiques parmi lesquels, un, signé par le Ministre de l’administration territoriale de l’époque autorisant le rapatriement de KEMAYOU pour être enterré à Bangou chefferie. Ledit enterrement  est programmé en 1995. Cette même année, le corps arrive au Cameroun. À la dernière minute, le régent KEZEMBOU (TAYO) s’oppose  à l’arrivée de la dépouille  à la chefferie. D’après certaines indiscrétions : «  il savait que si la dépouille arrive, il va soit mourir, soit laisser faire son deuil afin que son successeur soit intronisé comme l’exige la tradition ».
Les obsèques programmés  tournent  au fiasco et comme le régent a avec lui les élites  Bangou dont l’honorable DATOUO Théodore, il fait arrêter les princes et les notables qui seront emprisonnés  à Baham et à Bafoussam.Ils seront  libérés plus tard et mis en quarantaine. Les KEMAYOU sont donc rester tranquille car totalement neutralisés mais continuaient la sensibilisation dans les milieux Bangou.
KEZEMBOU ira en France en tournée. Entre temps, la famille princière KEMAYOU avait déposé depuis des années une plainte pour faux en écriture de document par rapport à son faux acte de naissance et son faux acte de mariage. Selon nos sources : « car, quand il a fait un faux acte pour changer son nom, il a aussi fait un autre faux acte de mariage. Or, il s’était déjà marié avec le premier acte qui porte son vrai nom. Certains  témoins encore en vie attestent son premier mariage.

Nos sources rappellent que : « Lorsqu’il revient de la  France, la procédure au tribunal avait déjà  abouti et le juge d’instruction avait décidé qu’il soit  jugé au tribunal de Bafoussam. On lui apprend la nouvelle et il meurt quelques semaines plus tard. Suite à sa mort donc, les KEMAYOU décident de se venger et martèlent qu’il est impossible de faire son deuil sans faire celui du roi qui était en exil. Ainsi déclenche  la guerre de succession ». Deux camps se créent et s’affrontent. D’un côté, les pros KEZEMBOU soutenus par DATOUO, SIMOU KAMSU Patrick, préfet de la lekié et Shanda TOMNE. De l’autre côté, les princes Bangou de la souche: SINKAM Charles et les princes de la souche KEMAYOU.
Les KEMAYOU réussiront malgré le refus catégorique de DATOUO et Cie à obtenir du Minat une autorisation de faire aussi le deuil de leur père et roi à la chefferie en même temps que celui de KEZEMBOU.
Le jour donc du deuil, on « arrête » le successeur de KEMAYOU qui de facto est roi Bangou. Car, la chefferie est leur concession familiale.
DATOUO se lève de la tribune, s’acharne et bouscule le chef Bazou qui a désigné le successeur comme il est de coutume et demande à une personne qui n’est pas notable d’arrêter le fils de KEZEMBOU. Les notables avaient déjà amené le fils NGAMBOU KEMAYOU au Laakam pour le début de son initiation. DATOUO est allé avec l’armée lancer les gaz lacrymogènes au Laakam et faire sortir en brutalisant le prince NGAMBOU. Il a donc fallu que le prince NGAMBOU soit placé en lieu sûr pour avoir la vie sauve ». A la suite, le prince Ngambou ira sur le site de la toute première chefferie Bangou  débuté son initiation aux rites traditionnels sous le contrôle de plusieurs rois tels que celui de Bazou et Bamendjou. La sortie traditionnelle coïncidait  donc ce 9 avril 2019. Une cérémonie qui s’est déroulé dans  le calme, la discrétion  et dans le respect des lois et traditions.

Le camp Datouo a donc programmé une sortie pour leur chef le 13 avril. Malheureusement, une note du sous préfet interdisait toute manifestation publique à Bangou ayant trait à la chefferie. Toutes choses qui justifient le clash des deux autorités : le vice-président de l’Assemblée Nationale qui voulait s’opposer à la décision du sous-préfet de Bangou resté dans le respect de la légalité.

 

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