Le message est sans équivoque. Seulement, la source n’a pas révélé les chefs d’État concernés par cette mesure. D’autres mesures plus corsées sont envisagées au cas où ils n’obtempéreraient pas. Donald Trump menace de geler leurs avoirs en Amérique, leur interdire de séjourner sur le sol américain. Ses deux émissaires sont bien sûr, Tibor Nagy et Peter Pham.

Tibor Nagy arrive ce 17 mars 2019 au Cameroun. Quant à Peter Pham, il devrait se rendre dans la région des Grands Lacs.

A en croire certaines sources,le président Paul Biya,86 ans ,l’un des plus vieux chefs d’Etat dans le monde serait dans le viseur de l’actuel homme fort des USA (Donald trump).

Dans son rapport 2019 Human Rights Watch indique:”Dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’absence de véritable processus électoral permettant de venir à bout de griefs vieux de dizaines d’années contre le gouvernement Biya a contribué à la radicalisation du discours et des tactiques des activistes anglophones. Depuis la mi-2017, les séparatistes anglophones s’en prennent aux institutions gouvernementales et menacent, enlèvent et tuent des civils perçus comme se ralliant à la cause du gouvernement”.

Human Rights Watch a découvert que les forces gouvernementales répondaient à l’insurrection séparatiste croissante en lançant des opérations de sécurité violentes à l’encontre des communautés soupçonnées d’appuyer les groupes sécessionnistes. Les forces de sécurité ont commis des exécutions extrajudiciaires, fait un usage excessif de la force envers les civils, torturé des séparatistes et autres détenus et employé à leur égard des pratiques abusives, et incendié des maisons et des biens dans des dizaines de villages.

Lors des attaques documentées par Human Rights Watch, les forces de sécurité auraient abattu plus d’une dizaine de civils, dont au moins sept personnes qui, selon des témoins, présentaient des déficiences intellectuelles, psychosociales ou physiques et qui ne s’étaient pas enfuies parce qu’elles ne pouvaient ou ne voulaient pas le faire. Au moins quatre femmes âgées sont mortes brûlées vives après la mise à feu de leur domicile par les forces de sécurité.

Human Rights Watch a également rendu compte de trois cas dans lesquels des membres des forces de sécurité ont détenu des personnes soupçonnées de soutenir la cause sécessionniste, puis les ont torturées et tuées pendant leur détention. Dans un quatrième cas, Human Rights Watch a analysé des preuves de torture filmées par leurs auteurs, qui semblent être des gendarmes. Les 24 et 27 septembre, neuf hommes auraient été exécutés par les forces de sécurité dans la ville de Buea, d’après des vidéos analysées par Human Rights Watch et un rapport du Centre for Human Rights and Democracy in Africa, une organisation non gouvernementale (ONG) locale.

Enfin,selon Human Rights Watch:”Si le gouvernement a maintes fois promis d’enquêter sur les crimes commis par les forces de sécurité, il ne l’a pas fait de manière transparente ou systématique”.

Des agents du gouvernement ont affirmé à Human Rights Watch en juin 2018 que s’ils menaient effectivement des enquêtes, ils ne voulaient pas les rendre publiques afin de ne pas saper le moral des troupes gouvernementales. Cependant, le manque manifeste d’obligation de rendre des comptes semble avoir alimenté la commission d’exactions telles que des incendies criminels et des actes de torture, au lieu d’y mettre un terme.

 

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