Monsieur le Président de la République du Cameroun,
En prenant ma plume, je vais m’astreindre à une démonstration logique et cohérente d’un cas de figure exceptionnel. Mes mots ne sont pas exagérés. Pour exposer un homme qui a maints égards et endroits a su faire preuve de patriotisme, d’humilité, de super productivité et, fait le plus étonnant d’attirer le respect de l’Occident sur l’Armée Camerounaise.
Il me faut sortir des clivages, des luttes d’influences, des complexes de nègre et des pensées astreignantes pour ne sortir que l’essentiel de la Vérité.
Monsieur le Président, est-il donc vrai que, selon la maxime très connue, « pour cacher la vérité au nègre il faut l’écrire dans un livre » ? Tout est pourtant là, exposé en mondovision pour décrypter ce qui détermine notre prise de parole, à l’égard d’un de vos officiers supérieurs preux, valeureux et Talentueux, pour une récompense grande de votre part.
Sans fard ni trompette, mais aussi départi de la jalousie, il est de mon devoir de vous montrer qu’il y a une ressource précieuse immense que vous avez et, qu’il est grandement impératif que vous ne la perdiez pas.
Le colonel Didier Badjeck n’a pas peur de la retraite. C’est le premier point. Il est de l’époque où dans ce pays, les pilotes militaires étaient formés correctement. Il est aussi de l’époque où, le sens de l’école était appréhendé.
Donc, s’il va à la retraite, comme pilote d’avions de transport, s’il le veut une riche carrière lui sera ouverte dans des compagnies aériennes internationales qui recherchent des perles rares.
Mieux, ce colonel, un rat de bibliothèque à la culture étendue est un Doctorant. Il ne me faut pas en écrire plus.
L’expertise qu’il a et l’expérience accumulée dans l’institution militaire (comme Directeur de la Division de la Communication du Ministère de la Défense du Cameroun) fait de lui en tant que Directeur de Publication, un diamant pour toutes les rédactions des Multinationales du monde entier. Suggéré qu’il soit maintenu au Ministère de la Défense et élevé dans la dignité du grade supérieur au sien n’est pas fait pour cause de fuite de la retraite.
Donc, pourquoi maintenir cet officier supérieur dans les Forces de Défense du Cameroun ?
LE CONTEXTE
Les Forces de Défense du Cameroun comme cela est le cas, sont entrées de plein fouet dans le XXI ème siècle. Un siècle caractérisé par la Vitesse de la Communication, de l’Information grâce aux Technologies de l’Information. Vous avez-vous-même voulu que les Forces de Défense du Cameroun s’arriment à la modernité. Je vous cite dans une de vos sorties lors de votre discours du Quarantenaire à N’Gaoundéré, vous disiez je cite :
« Les Forces Camerounaises doivent épouser leur temps, celui de la modernité, c’est-à-dire s’adapter aux changements aussi bien sur le plan technique et technologique que sur celui de la doctrine et de la stratégie ».
Vous poursuivez dans votre propos en martelant:« Il était devenu impérieux d’adapter l’outil militaire à l’évolution du monde et à l’apparition de nouvelles menaces. »
Vos déclarations en 2000 dans ce discours avant-gardiste n’étaient que des mots d’un discours donné. Mais, dès 2014, c’est étrangement l’époque où le Colonel Didier Badjeck prend les commandes de la DIVCOM MINDEF, la menace de Boko Haram se fait plus concrète. Voilà les Forces de Défense du Cameroun en face d’une menace asymétrique. C’est « une » menace asymétrique ou plutôt un tir groupé. Car, l’attaque était à la fois idéologique, stratégique, une guerre sophistiquée (Boko Haram avait un matériel de dernière génération) et surtout communicationnelle et plus, les sources de financement (provenant de pays insoupçonnés).
Comment faire une guerre de communication face à un mastodonte financier comme Boko Haram ? Comment faire opposition à une une nébuleuse financée par des Superpuissances Occidentales ? A l’heure actuelle, les Forces de Défense du Cameroun n’ont pas l’avancée technologique nécessaire pour rivaliser avec Boko Haram sur le plan technologique. Cette nébuleuse avait une Division de la Communication complète. Ce qui engageait tous les réseaux sociaux, le Hacking, le piratage, les attaques massives de virus informatiques, une capacité à lever des fonds et à avoir des financements pour leur guerre.
Est-ce tout au sujet du contexte ? Non.
Les ONG des droits de l’Homme, les Organisations caritatives humanitaires, Les Multinationales de la Communication, les Partis Politiques, la société civile Occidentale de connivence avec des membres de la société civile du terroir ont établis des Noces Chimique et éthérées pour frapper le Cameroun. On dirait que la Noosphère s’était concerté pour frapper le Cameroun.
Al Jazeera, BBC, RFI, France 24, Jeune Afrique, CNN et d’autres médias du Mainstream Occidental ont tiré sur le Cameroun. Et, des journalistes locaux ont repris en chœur ces cris d’Orfraie.
La guerre de Communication à l’époque actuelle est celle qui permet de remporter un conflit. Le monde devenu un village planétaire, toute actualité produite dans un coin du globe est répercutée instantanément dans le monde entier et ce, dans des coins les plus reculés et les plus insoupçonnés.De quel budget, de quels moyens et de quel effectif la DIVCOM MINDEF disposait pour s’opposer à un tel phénomène mondial ? Quelle expertise, quelle expérience avait cette Division ? Quand et où le Cameroun avait guerroyé sur des plans iconoclastes comme ceux-là pour pouvoir disposer des experts capables de donner le change à l’adversaire ? Boko Haram avait le vent en poupe. Car, le Cameroun n’avait aucun véritable allié dans le champ communicationnel mondial. France 24 et RFI des médias de la métropole sur lesquels nous pouvions compter jadis, nous avaient lâchés depuis belle lurette.
Les camerounais ont la mémoire courte pour se rappeler du contexte qui en lui-même était un défi. A la vérité, l’on se sentirait comme un nain ? Bref, c’est le combat épique de David contre Goliath. Le Colonel avait en face de lui des Majors et des Mastodontes Mondiaux de la Communication, des Multinationales disposant d’une gamme infinie de moyens humains, techniques et financiers.
Un éminent homme disait je cite :« On ne connaît pas réellement un homme sans avoir d’abord enfilé son costume. »Ernest Sarticus

Le rappel de ce contexte est fait exprès. Dans une logique implacable, nulle n’ignorerait ceci s’il veut s’efforcer de réfléchir. C’est dire que le Colonel Didier Badjeck devait être pionnier et opérateur en même temps dans un domaine quasiment nouveau. Mais dans cela chaque acte aura des répercussions qui seraient décuplées. Et, il faut se repartir de cela pour comprendre cet officier supérieur que l’opinion publique désirait jeter aux gémonies, à la vindicte populaire et aux murs des lamentations.
N’est-ce pas encore cet officier supérieur qui concevra des cours pour éduquer, instruire et former les journalistes camerounais sur un journalisme nationaliste, patriotique et le tout en temps de guerre ? La mémoire collective est-elle si courte pour omettre l’appel du Ministre de la Communication à l’endroit des journalistes pour assister à ses Journées Spéciales ? Journées fort courues en substance. Pénétrant chaque rédaction, chaque siège de Journal, de Chaîne télé, de Radio, il aura parcouru des lieux jusque-là inconnu de lui pour rassembler, convaincre et amener intelligemment les journalistes vers une prise en compte des enjeux et intérêts vitaux de la Nation.
Notre écriture qui évolue presque vers un compte rendu, s’articule déjà dans la direction de connaître son mode opératoire. Nous sommes là en pleine restitution de la démarche opérative du colonel pour renverser les chevaux vapeurs de l’ennemi.Vous êtes au courant de ce que votre Officier supérieur a fait.Pour refuser de plonger dans le fond de la mer noire des cancres, Monsieur le Président, il est de bon ton de faire une comparaison chiffrée entre la DIVCOM et un Mastodonte Communicationnel Mondial. Nous avons retenu BBC pour faire comprendre.La DIVCOM MINDEF Cameroun fut face aux Multinationales diverses. Une d’elle est retenue à titre de comparaison, BBC.
NB/ vous n’allez pas face à BBC comme si vous alliez dans votre chambre. Et, ces journalistes de BBC qui s’en prennent à votre pays, ne s’attendent pas à une opposition de facto. Ils s’attendent à ce que vous baissiez la tête.Maintenant, le journalisme qui se limite au droit de paroles dans un média qui nous a pris à partie est surannée. Et ce n’est pas cette démarche qu’aura pris l’officier supérieur.
C’est quoi BBC en termes clairs ?BBC (British Broadcasting Corporation) est un Conglomérat audiovisuel, un service public au service de la Couronne de Grande Bretagne. Œuvrant principalement dans le champ de la communication, ce Mastodonte emploi 20 000 personnes. Dispose d’un capital de plus de 5 (cinq) milliards d’Euros et, a des correspondants dans le monde entier.Cette multinationale regroupe 10 chaînes de télévision, a un réseau de 46 radios locales, 10 radios nationales. Elle a un site internet où 20 millions de britanniques consultent chaque semaine.BBC c’est iPlayer, un service de visionnage en ligne d’émissions des émissions les plus récentes. L’exemple le plus impressionnant de cette plateforme est issu de 2011 ; 1,6 Milliards de programmes ont été regardés ou écoutés par ce truchement.
BBC c’est BBC World Service, – cette structure est directement financé par le Ministère des affaires Etrangères Britanniques.BBC c’est surtout BBC TRUST, une sorte de Conseil de Surveillance qui nomme le Directeur Général.Voilà une empreinte, une représentation des Multinationales de l’Information et de la Communication que devait affronter la DIVCOM MINDEF Cameroun. Il faudra faire le même travail en direction de VOA, CNN, Al Jazeera, RFI, France 24, Jeune Afrique, etc.
De nos jours, un officier quel que soit son grade qui ne sait pas communiquer n’est pas un officier de cette époque. Il est périmé et doit être jeté à la poubelle. Comme nous l’apercevons dans les curricula des grandes écoles militaires au Cameroun, lorsqu’il faut traiter de la communication, les enseignants conduisent les élèves vers des journaux et médias privés.
EIFORCES, ESIG, toutes ces Ecoles doivent mettre un accent fort pour y introduire des Unités de Valeur (U.V.) dans la communication en générale et dans la Communication de crise en particulier. Et la DIVCOM a eu grâce au Colonel Didier Badjeck assez de matières qui pourra être moulu durant des décennies. Et les cas précis comme le conflit contre Boko Haram, la crise du Nord et Sud-Ouest, les menées criminelles des AntiBalakas et Sélékas serviront de Retour d’Expériences Terrain.
Concevoir une Structure qui se charge précisément de l’enseignement de la communication militaire dans différentes situations au moment où le monde tend de plus en plus à la sophistication.
La DIVCOM MINDEF ce n’est pas seulement l’émission radiophonique éponyme « Honneur et Fidélité », c’est aussi un magazine, c’est un site internet, c’est Sur Facebook, Twitter, etc. avec une quantité suffisante d’émissions télévisées et de documentaires.
Pour Clore, l’ONU a cessé de tirer à boulets rouges sur les Forces de Défense du Cameroun. Les MAJORS de la Communication Mondiale ne font plus chorus contre le Cameroun. Les acteurs de la société civile, International Crisis Group de Georges Soros et son conglomérat d’ONG, tous ont arrêté de dire, de mal dire et de médire et de dédire sur le Cameroun. Ils savent avec pertinence qu’ils seront remontés sur leur bretelle.
D’autres pourraient le faire aux jours d’aujourd’hui, soit ! Et hier alors, qui aurait pu le faire ? S’il est conçu raisonnablement que ce boulot l’officier supérieur l’aura fait avec « Honneur et Fidélité », et que c’est son Job, écrivons-le franchement, il aurait pu se limiter à faire de la communication institutionnelle. La passion pour ce métier qu’il prend en cours de route, l’amour du travail bien fait, croire en un but plus élevé que lui, le patriotisme, se donner les moyens pour achever la mission, sont autant de principes et de valeurs regroupés en un homme et appliqués qui l’auront permis de surmonter chaque obstacle. C’est cela qu’il faut récompenser. Le pionnier a montré la voie à suivre.
Monsieur le Président, tel est mon propos aux fins que nous ne perdions pas un personnage iconoclaste.Post Scriptum : Nous ne demandons pas qu’il reste à la DIVCOM. Il devrait être récompensé à la hauteur de la tâche abattue. Voilà un Général de Brigade!

Signé:Hervé Shalom

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