Paul Biya est assurément un dictateur, mais la rancune reste son trait de caractère dominant. Voilà pourquoi il s’accorde toujours un précieux temps pour régler ses comptes; et tel un félin, agit toujours par lâcheté, au moment où sa cible s’y attend le moins, quand après avoir longtemps été en alerte elle a baissé la garde croyant le mauvais vent passé.

Qui eut cru que le digne fils de Zoetele devait avoir aujourd’hui à répondre, entre autres accusations portées contre lui, de « l’affaire de l’avion présidentiel » dont des volets ont déjà conduit au « Ngata » certains de ses amis et ex-collègues ?
Connaissant cet homme friand d’argent, le « big katika » n’a jamais douté un seul instant de son implication. Tel un félin, et en l’utilisant pour neutraliser ses « ennemis d’intérieur », il a patiemment attendu le bon moment pour l’étouffer.

 

Et pan !

On a présenté Edgar Alain Mebe comme son fils, eh bien en lui réglant aujourd’hui ses comptes, il le donne en sacrifice pour que son épouse ne fasse pas demain la fine bouche au moment de l’interpellation lointaine mais certaine de son protégé, Ferdinand Ngoh Ngoh. Il est l’homme pour qui le sacrifice de l’agneau Mebe est indispensable.

En scrutant toutes ces manœuvres, Ferdinand Ngoh Ngoh doit bien se douter de ce qui l’attend. Il n’ignore pas que Paul Biya est en train de l’endormir, qu’il guette patiemment le bon moment pour le happer avec son hameçon venimeux et qu’il ne peut même se tourner vers cette opinion qui réclame tous les jours sa tête.

Le service le plus précieux que peuvent lui rendre gratuitement ses amis et membres de sa famille est de le convaincre de « fendre l’air », de « Poum », de « tailler » avant que ne se produise pour lui l’irréparable, c’est-à-dire se retrouver au pays de « Si je savais ».

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