Avec RFI

A la tribune des Nations unies la semaine dernière, le ministre camerounais des Affaires étrangères a fait état de l’existence d’« individus sans foi ni loi » qui « ont cru devoir transformer » des « préoccupations socio-économiques en revendications sécessionnistes », des individus qui viseraient la désintégration de l’Etat en commettant « des actes terroristes ».

Plusieurs ONG camerounaises et internationales avaient tenté de mobiliser les médias la semaine dernière, alors qu’aucun évènement spécifique ou rencontre bilatérale n’étaient prévus par les Nations unies. « On est très loin de la politique prônée par le secrétaire général de prévention des conflits », déplore un activiste. « Les Nations unies nous ont répondu clairement qu’ils ne feraient rien avant les élections », ajoute-t-il.

« Avant les élections, c’est difficile, les autorités camerounais ne sont pas prêtes à recevoir ou à entendre qui que ce soit sur ces questions », confirme un diplomate africain, même s’il dit redouter les conséquences à moyen et long terme, y compris sur les pays voisins du Cameroun.

Du côté du secrétariat général de l’ONU, on dit pourtant « rester préoccupé par la situation dans les régions anglophones du Cameroun et par l’impact de cette violence sur la population civile ». Interrogée par RFI, l’ONU dit faire part de sa disponibilité pour « travailler avec les autorités camerounaises pour trouver une résolution pacifique à cette crise » et appelle aussi « toutes les parties à respecter les droits de l’homme et le droit international humanitaire et à faciliter un accès humanitaire sans entraves », notamment dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays.

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