La publication sur internet d’une vidéo mettant en scène des exactions inacceptables, perpétrées par des hommes armés contre des femmes et des enfants a créée un choc mondial. Les organisations de la société civile nationale et internationale ainsi que des leaders d’opinion se sont levés pour condamner l’acte odieux et réclamer enquête et justice sur les responsables des crimes. Pointée du doigt au lendemain de la publication de ladite vidéo, l’armée camerounaise avait vite rejeté la responsabilité des actes avant de pointer un doigt accusateur sur l’armée malienne. Yaoundé avait également accusé l’activiste Patrice Nganang d’être l’auteur  de « cette vidéo  mal montée ».L’affaire a défrayé la chronique. Certains médias camerounais ont tenté de déformer la réalité. Certains journalistes et directeurs de publication sont passés à la caisse pour publier des articles dédouanant l’armée camerounaise. Quelques jours plus tard, Paul Biya, le chef de l’Etat du Cameroun, face à la pression mondiale a ordonné une enquête. A peine quelques semaines, le coup de théâtre est intervenu vendredi dernier.

En effet,le ministre camerounais de la communication Issa Tchiroma Bakari a  informé  l’opinion publique de ce qu’à la suite de la publication d’une vidéo mettant en scène des exactions inacceptables perpétrées par des hommes armés contre des femmes et des enfants, le CHEF DE L’ETAT a ordonné l’ouverture d’une enquête pour élucider cette affaire et en établir les responsabilités éventuelles. D’après  le communiqué dugouvernement : « Ladite enquête a conduit à l’arrestation des personnels militaires suivants :Lieutenant de vaisseau FOBASSOU Etienne ;    Sergent BITYALA Cyriaque Hilaire    Caporal GODWE MANA Didier Jeannot   Caporal Tsanga    Soldat de 2e classe DONOSSOU Barnabas    Soldat de 2e classe MANASSE  Jacobai Jonathan    Soldat de 1e classe NTIECHE FEWOU Ghisiain ».

A  en croire le porte parole du gouvernement : « Les intéressés ont été mis à la disposition de la justice et feront l’objet d’un procès équitable. Il est bien entendu qu’ils bénéficient jusqu’alors de la présomption d’innocence ». Le ministre de la communication réitère la détermination du CHEF DE L’ÉTAT à veiller à ce que les exactions qui peuvent être perpétrées par quelques soldats égarés, fassent systématiquement l’objet d’enquête et aboutissent le cas échéant à des sanctions appropriées ».

Nouvelles révélations

D’après les sources concordantes de l’agence digitale d’informations africaines (www.lescoopsdafrique.com), la vidéo a été tournée dans la région de l’Extrême-Nord  du

Elle se nomme Zoumtegui Ndomoko

Cameroun, plus précisément au lieu dit  Krawa-Mafa, une bourgade de Zeleved dans l’arrondissement de Mayo-Moskota, département du Mayo-Tsanaga. Ces exécutions ont eu lieu en avril 2014. A en croire nos sources, les noms des victimes sont les suivants : la première femme (en rouge) se nomme Zoumtegui Ndomoko et la seconde, Kelou Manatsad. Elles et leurs deux enfants sont enterrés au pied de la montagne visible dans la vidéo et appelée «Vizi Kokor Vegebi » qui veut littéralement dire en Mafa «le pied de la montagne de Vegebi ».

La scène retracée dans la vidéo que le gouvernement camerounais a tenté d’attribué au Mali,se déroule à un kilomètre environ du poste militaire de Zeleved, l’unique couvrant à l’époque une vaste zone allant de Gouzda-Vreket à Tourou. Les victimes ont transité par le camp militaire avant d’en être extraites et conduites au pied de la montagne.Ainsi donc, le gouvernement camerounais qui se contredit  après avoir nié et induit plusieurs journalistes en erreur.

 

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