Katumbi avait affirmé avoir demandé l’autorisation d’atterrissage dans son fief Lubumbashi où ses partisans l’attendent, mais le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende a déclaré vendredi matin à Anadolu que l’opposant n’avait fait « aucune demande formelle » et « distrait l’opinion ».

« Il va passer par la frontière en début d’après-midi », a rassuré Delly Sessanga, secrétaire général de la plate-forme électorale de Katumbi.

« Quoiqu’il arrive, je vais passer la nuit à Lubumbashi vendredi et déposer ma candidature à la présidentielle du 23 décembre avant la date-butoir du 8 août dans la capitale Kinshasa » , a indiqué jeudi soir l’opposant Katumbi joint au téléphone par Anadolu.

A 11h 30 GMT, il se trouvait à bord d’une jeep avec son directeur de cabinet Olivier Kamitatu et son conseiller principal Salomon Kalonda à 20 minutes de la frontière congolaise, d’après des images diffusées par son équipe depuis la Zambie.

– Blocus sécuritaire à Lubumbashi

Dans la matinée, la tension était vive dans la ville de Lubumbashi, fief naturel de Katumbi qui fut gouverneur de la province du Haut-Katanga pendant 8 ans avant de passer à l’opposition en 2015.

La police a dispersé des foules entières de partisans de Katumbi qui affluaient vers l’aéroport, selon le média congolais en ligne Actualite.cd.

Quelques partisans ont pris la route vers la Zambie, à moins de 100 km de Lubumbashi. Les passages étaient filtrés dans la ville, alors que l’unique route conduisant vers la Zambie était bloquée avant un point de péage marquant la sortie de Lubumbashi, d’après le même média.

Jusqu’à 12h GMT, des députés, cadres de la plateforme électorale de Katumbi et des journalistes étaient bloqués par la police au péage marquant la sortie de la ville, selon des informations recueillies par Anadolu.

– Etat d’arrestation immédiate

Condamné à 3 ans de prison (en 2016) pour spoliation immobilière puis inculpé pour atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’État dans une affaire de recrutement présumés de mercenaires étrangers, Katumbi sera en état d’arrestation immédiate, une fois sur le sol congolais.

Ex-proche influent du président Joseph Kabila passé à l’opposition en 2015, Katumbi devenu principal rival du chef de l’Etat a quitté la RDC en mai 2016 sur autorisation du parquet général de la République pour des « raisons médicales ».

Il est le candidat favori pour représenter l’opposition au scrutin présidentiel du 23 décembre, selon un sondage conjointement réalisé par le Bureau d’études, de recherches, et de consulting international (Berci-congolais) et le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) à l’Université de New York.

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