Ce que les commandos demandent au Mindef

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PLEASE ! RESOLVEZ LES PROBLEMES

Lassent de voir leurs attentes résolues, les militaires au front contre Boko Haram dans l’Extreme-Nord du Cameroun ont saisie Patrice Nouma pour faire entendre leur voix auprès du Ministre délégué à la présidence, chargé de la défense. L’intégralité de la correspondance.

EXCELLENCE , MONSIEUR LE MINISTRE , 
Au CCT, nous ne sommes pas là pour critiquer systématiquement, mais pour aider à extraire le Mal qui gangrène notre gouvernement et les corps comme l’armée. Nous proposons surtout les solutions aux problèmes que nous dénonçons.
Nous demandons au Mindef Joseph Beti Assomo en visite actuellement au front d’arranger les choses, afin que le nouveau contingent des soldats qui prend la relève au front demain dispose des moyens de sa mission.
En langage militaire, le soldat est maintenu par deux remèdes: la moraline et le motivex. La moraline consiste à conserver son moral au top en permanence.
Le motivex est un remède qui comprend le salaire, les primes, les frais de mission, l’avancement même en terrain de combat, le repas, pouvoir de temps en temps «couper l’air» pour visiter sa famille, disposer d’un matériel performant qui lui permet de faire face à l’ennemi, et là où il peut dormir.
Nous invitons le Mindef à assurer sans faute aux nouveaux soldats ces deux remèdes au front comme partout ailleurs sur le territoire.
Il est inconcevable que les militaires camerounais soient plein dans les prisons du pays, y compris la prison du Mindef, pour des motifs souvent aussi bidons que manquer le travail ou ne pas saluer le chef, alors qu’on a besoin des élèments sur le terrain de l’action.
Les militaires du front se plaignent depuis des mois du problème des tentes. Voici l’un de leurs cris reçus de jour: «Nous n’avons pas de tentes; nous-mêmes on se bat pour s’abriter… la pluie nous frappe chaque jour. Vraiment nous souffrons ici».
Nous avons des documents où l’ancien Mindef Alain Mebe Ngo’o avait débloqué l’argent pour acheter des tentes. Mais il avait lui-même détourné cet argent. L’on a en effet trouvé certaines ambulances militaires parquées dans son domicile, alors que les militaires en ont énormément besoin sur le terrain.
Ils ont également des problèmes de manque de nutrition. «A la force multinationale mixte, nous mêmes nous cotisons parfois 15 000 ou bien 10 000 francs pour faire notre propre cuisine avec nos salaires», nous écrit l’une des victimes du front.
Ils souffrent surtout du manque d’armes lourdes: «toutes les armes lourdes sont bloquées à Mora au PC pour garder les chefs alors que nous n;’avons que les fusils M21 ici en brousse; vous mêmes dites nous on peut encore faire quoi face à l’ennemi qui dispose des 12’7? Les chefs nous ont déja vendus», nous dit un autre.
Les armes lourdes dont on a besoin sur le front de guerre sont gardés au PC pour la sécurité des officiers qui ne partent p[as sur le terrain. Les armes lourdes, les moyens de locomotion, l’eau, la nourriture, les tentes, les trousses d’urgence, sont les choses indispensables au soldat du front.
Le fait de priver nos militaires combattant de la moraline et du motivex amène les plus cupides parmi eux à s’engager dans l’affairisme au front.
Le Mindef doit surtout trouver une solution à la guerre qui mine deux corps de l’armée, à savoir le BIR, une unité militaire qui se croit tout permi et tue comme elle veut les civils et les militaires (dont l’assassinat du sergent Ndjock Re né Paul)

POUR L’AMOUR ET L’HONNEUR DE LA  PATRIE , MON COMBAT , C’EST JUSQU’A LA MORT

En attendant , le combat Continue
Et Fait quoi , Fait quoi Nous Vaincrons !!!

PATRICE NOUMA .:
FILS DE LA REPUBLIQUE 
(001) 551-666-1027

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